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Aide au logement Covid19

Assistance pour personnes en difficulté avec le règlement de leur loyer

SOS Détresse

Cette aide par téléphone en ligne vous offre un soutien psychologique anonyme et confidentiel

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Kanner a Jugend Telefon

Aide anonyme et confidentielle pour enfants et adolescents en difficulté

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Écoute parents

Aide, écoute et conseils pour parents en difficulté avec leurs enfants

Caritas Corona-Helpline

Aide sociale, matérielle ou financière disponible en 10 langues

Helpline Fondation Cancer

soutien psychologique pour personnes concernées et leurs proches

Demande soutien financier

Helpline Violences Domestiques

Numéro d’appel d’urgence anonyme qui offre écoute, soutien et orientation, 7/7 de 12 à 20h

Pourquoi cette page Internet ?

Cette page Internet vient en complément du site officiel du gouvernement www.covid19.lu et du Ministère de la Santé qui recensent des informations utiles sur la santé en période de crise sanitaire. Toutes les communications officielles, les appels à volontaires, les formulaires et recommandations officielles sont à consulter sur www.covid19.lu.

Préserver sa Santé mentale

Le contexte actuel de pandémie est inédit, de nombreux facteurs peuvent augmenter les réactions de stress : peur de contracter la maladie, peur de voir souffrir des proches, incertitude quant à la durée de cette crise, peur de perdre son travail, sentiment de solitude, frustrations, difficultés à gérer les tâches quotidiennes, etc.

Ces réactions peuvent se manifester de manière très différente d’une personne à l’autre.

  • Stress : Le stress est une réaction physiologique normale à une situation anormale. Il nous permet de nous adapter aux défis de la vie.
  • Anxiété : L’anxiété est la réponse émotionnelle à une pensée menaçante plus ou moins vague. Elle peut être pesante surtout en période d’incertitude.
  • Déprime : La déprime est un état passager de tristesse et de lassitude. Elle décourage et peut se manifester de différentes façons (perte d’envie, pleurs, manque d’énergie, etc.).

Certaines personnes sont plus vulnérables au stress engendré en cette période de crise sanitaire :

  • Les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques qui présentent un risque plus élevé de COVID-19
  • Les enfants et les adolescents
  • Les personnes en première ligne face au COVID-19, comme les médecins et autres professionnels de santé
  • Les personnes souffrant de troubles mentaux, y compris de problèmes de consommation d'alcool et d'autres substances

S’informer raisonnablement

  • Limiter le temps d’exposition aux informations.
  • Privilégier les informations officielles.
  • Éviter les polémiques sur les réseaux sociaux.

Organiser ses journées

  • Se lever et se coucher à heures fixes.
  • Définir des créneaux précis de temps de travail (télétravail/devoirs/ménage) et de détente bien distincts
  • Structurer la journée avec des rituels réguliers (petit-déjeuner, ménage, lecture, déjeuner, promenade, conversations téléphoniques, dîner, jeux de société).
  • Répartir les tâches ménagères entre les membres du foyer.

Maintenir une activité physique

  • Alterner les temps de consommation des écrans avec d‘autres activités.
  • Se promener dans la nature si les consignes le permettent.
  • Pratiquer une activité sportive individuelle.
  • Faire des activités physiques et manuelles qui font travailler les sens (jouer, cuisiner, ranger, écouter de la musique, danser).
  • Se lancer dans de nouveaux projets (peindre, apprendre une autre langue, etc.).
  • Planifier activement tous les évènements reportés à la fin de la crise (vacances, fêtes, concerts, rencontres avec les amis et la famille).

Prendre soin de soi

  • Ne pas rester en pyjama, mais s’habiller et se maquiller comme d’habitude.
  • Veiller à une alimentation équilibrée et éviter le sucre, les graisses et l’alcool.
  • Apprendre des techniques de relaxation, de méditation ou de plaine-conscience et les pratiquer régulièrement.

Rester connecté(e) à ses proches

  • Téléphoner à ses amis et à sa famille pour entendre leur voix, discuter avec eux et prendre de leurs nouvelles.
  • Se donner des rendez-vous virtuels réguliers.
  • Écouter, réconforter et soutenir les proches qui en ont besoin.
  • Se permettre d’exprimer à autrui ses inquiétudes face à la crise sanitaire, mais ne pas en parler exclusivement.
  • S‘investir dans des actions de solidarité et faire des achats pour des personnes vulnérables, vivant dans le voisinage. Aider les autres peut aussi nous faire du bien !

Surveiller son moral

  • Prendre activement conscience de ses émotions (joie, tristesse, angoisse, colère) et les accepter.
  • Distinguer ce qu’on peut contrôler (gestes de bien-être) et ce qu’on ne peut pas contrôler (développement de l‘épidémie, consignes officielles).
  • Éviter de se sentir coupable lorsqu’on n‘arrive pas à atteindre ses buts quotidiens.
  • Demander de l‘aide quand on se sent dépassé(e).

Demander de l’aide professionnelle

De manière générale, nos ressources personnelles nous permettent de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime. Si par contre le malaise persiste ou s’aggrave au fil des jours, une aide professionnelle peut être bénéfique, par exemple dans les situations suivantes :

  • Vous manquez d’énergie et avez beaucoup de difficultés à fonctionner normalement.
  • Vous avez des pensées négatives que vous n'arrivez plus à contrôler.
  • Vous avez perdu beaucoup de poids et n’avez plus d’appétit.
  • Vous avez des difficultés à trouver un sommeil réparateur (difficultés d’endormissement, réveils fréquents durant la nuit, cauchemars, etc.).
  • Vous vous inquiétez de tout et n'importe quoi à tel point que cela vous paralyse.
  • Vous avez des crises de panique ou d’anxiété (par exemple : palpitations, essoufflement, engourdissement, nausées, pression au niveau de la poitrine, etc.).
  • Vous avez des difficultés à faire face au décès d'un parent ou d'un être cher.
  • Vous remarquez chez vous ou chez un proche une augmentation de la colère et de l’agressivité.
  • Vous avez des pensées inhabituelles et récurrentes dont vous savez qu'elles sont absurdes, mais dont vous ne savez pas vous débarrasser.
  • Vous pensez que la mort est une meilleure option que la vie.
  • Il vous est difficile d'arrêter de penser à un évènement pénible qui vous est arrivé et cela envahit votre quotidien.
  • Vous constatez une augmentation de votre consommation d'alcool, de drogues ou de médicaments avec pour seul effet de vous détendre et/ou pour faire face à cette situation de crise sanitaire particulièrement stressante.

Si vous (ou vos proches) êtes confrontés à une ou plusieurs de ces réactions, n’hésitez pas à demander de l’aide. Considérez vos problèmes de santé mentale de la même manière que n’importe quel autre problème de santé : Plus vite vous agissez, plus vous aurez de chances de vous rétablir vite, et moins vous risquez une rechute à l’avenir.

Le Luxembourg dispose d’un réseau d’aide et de soins développé. N’hésitez pas à entrer en contact avec votre médecin de famille, un(e) psychologue, un(e) psychiatre ou un(e) psychothérapeute.

Qui sont-ils ? Comment peuvent-ils nous aider ? Combien coûtent-ils ? Où les trouver ? Vous trouverez les réponses à ces questions dans le flyer «Et si j’en parlais à un psy ?» 

Peu importe auquel de ces professionnels on en parle, le principal est de ne pas rester seul avec ses doutes, ses peurs, sa tristesse ou sa colère.

Les médecins de famille sont habitués à recevoir des personnes souffrant de troubles psychologiques et peuvent donner des conseils personnalisés, éventuellement prescrire des analyses ou des médicaments et orienter vers un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute.

Les psychiatres sont des médecins spécialisés en psychiatrie, c’est-à-dire le diagnostic et le traitement des troubles mentaux. Ils peuvent effectuer un diagnostic médical, indiquer une psychothérapie voire la réaliser, prescrire des médicaments, des examens complémentaires, etc.

Les psychologues ne sont pas des médecins. Parmi les multiples spécialités, les psychologues cliniciens sont spécialisés dans les troubles mentaux. Ils peuvent conseiller, soutenir, orienter.

Les psychothérapeutes sont en majorité, soit des psychologues, soit des psychiatres, qui ont, en plus, suivi une ou plusieurs formations en psychothérapie. La psychothérapie est un traitement à part entière qui a démontré ses preuves pour retrouver un fonctionnement normal. En fonction de leur approche et de leurs outils, ils aident à gérer les émotions, à adapter les comportements, à assouplir les pensées, à améliorer les relations sociales ou de l’état de santé, etc.

Les troubles de la santé mentale sont fréquents et peuvent concerner tout le monde. Des solutions pour se rétablir existent et pour cela, il est parfois utile, voire nécessaire, d’en parler à un professionnel. Vous pouvez en parler par exemple à votre médecin de famille ou à un « psy », terme désignant indifféremment les psychologues, les psychiatres ou les psychothérapeutes.

  • Hotline soutien psychologique au 8002-8080. Cette aide par téléphone est un service de soutien psychologique multilingue par des équipes qualifiées et est offert 7 jours sur 7, de 7 à 23 heures.
  • Service d’assistance psychologique et scolaire au 8002-9090. Les psychologues en milieu scolaire du CePAS et des SePAS, spécialisés dans le bien-être et le développement des adolescents et jeunes adultes, sont à la disposition des élèves, des étudiants, des parents et des enseignants pour une écoute, des conseils et un accompagnement psychologique par mail et par téléphone https://schouldoheem.lu.
  • SOS DETRESSE au 45 45 45. Cette aide par téléphone en ligne vous offre un soutien psychologique anonyme et confidentiel. Vous pouvez également vous adresser à SOS Détresse par email en vous connectant sur www.454545.lu.
  • Kanner a Jugend-Telefon au 116 111. Cette aide par téléphone s’adresse essentiellement aux enfants et adolescents en difficulté. Le soutien peut se faire dans l’anonymat et restera dans tous les cas confidentiel.
  • L’écoute parents (Elterentelefon) au 26 64 05 55. Cette aide téléphonique offre de l’écoute, des conseils en matière d’éducation ou de difficultés en relation avec vos enfants.

Vous pouvez trouver d’autres structures d’aide dans la rubrique « Où trouver de l’aide / Obtenir de l’aide » sur les pages internet suivantes :
www.prevention-suicide.lu / www.prevention-depression.lu / www.prevention-panique.lu

Durant cette période de crise sanitaire, il peut être plus difficile de joindre son médecin spécialiste pour diverses raisons (maladie, en charge de la garde des enfants, en téléconsultation, personnel manquant, etc.). La grande majorité des médecins spécialistes (psychiatres, pedopsychiatres, etc.) continuent de pratiquer en téléconsultation, c’est-à-dire à distance par le biais du téléphone ou de visioconférences. La téléconsultation est un mode de consultation souvent plus coûteux en temps et incompatible avec les appels intercurrents. Ceci peut en partie expliquer que certains médecins ne sont plus aussi joignables. Par ailleurs, le personnel d’accueil dans les cabinets est souvent moins disponible pour prendre en charge vos appels.

Si vous avez des difficultés à joindre votre médecin spécialiste (psychiatre, pedopsychiatre, etc.), nous vous invitons à :

  • Persistez et répétez vos appels auprès de votre médecin spécialiste à différentes heures de la journée, éventuellement laissez un message sur le répondeur ou un email.
  • Si vous n’arrivez malgré cela pas à échanger avec votre médecin spécialiste, prenez contact avec votre médecin généraliste et voyez avec lui s’il peut répondre à vos besoins.
  • Si cela n’est pas possible, vous pouvez demander un rendez-vous pour une téléconsultation avec un autre médecin spécialiste en vous connectant sur le portail e-santé : https://econsult.esante.lu/fr/. Il vous suffira simplement d’entrer votre choix de spécialiste et de sélectionner les professionnels disponibles au jour d’aujourd’hui.
  • Si les trois points précédant ne donnent pas de résultats probants, vous pouvez appeler la hotline du gouvernement au 8002 8080 et demander de discuter soit avec un psychologue, soit avec un médecin.

Durant cette période de crise sanitaire, il peut être plus difficile de joindre son psychologue/psychothérapeute pour diverses raisons (maladie, en charge de la garde des enfants, en téléconsultation, personnel manquant, etc.). La grande majorité des psychologues/psychothérapeutes continuent de pratiquer en téléconsultation, c’est-à-dire à distance par le biais du téléphone ou de visioconférences.

La téléconsultation est un mode de consultation souvent plus coûteux en temps et incompatible avec les appels intercurrents. Ceci peut en partie expliquer que certains psychologues/psychothérapeutes ne sont plus aussi joignables. Par ailleurs, le personnel d’accueil dans les cabinets est souvent moins disponible pour prendre en charge vos appels.

Si vous avez des difficultés à joindre votre psychologue/psychothérapeute, nous vous invitons à :

  • Persistez et répétez vos appels auprès de votre psychologue/psychothérapeute à différentes heures de la journée, éventuellement laissez un message sur le répondeur ou un email.
  • Si vous n’arrivez malgré cela pas à échanger avec votre psychologue/psychothérapeute, prenez contact avec votre médecin généraliste et voyez avec lui s’il peut répondre à vos besoins.
  • Si cela n’est pas possible, vous pouvez demander un rendez-vous pour une téléconsultation auprès d’une autre psychologue/psychothérapeute en vous connectant sur l’annuaire de la SLP : https://www.slp.lu/fr/trouver-un-psy. Il vous suffira simplement d’entrer vos critères de préférence et de prendre contact avec le professionnel en question.
  • Si les trois points précédant ne donnent pas de résultats probants, vous pouvez appeler la hotline du gouvernement au 8002 8080 et demander de discuter avec un psychologue ou un psychothérapeute.

Gérer son Stress et celui de son enfant

La situation actuelle de pandémie et de confinement peut entraîner des signes de stress ou d’anxiété non seulement chez les adultes mais aussi chez les enfants. Le service national de pédopsychiatrie du CHL a édité une excellente brochure à l’usage des parents confrontés à la pandémie COVID-19. Vous trouverez dans cette brochure des informations sur les réactions normales de votre enfant et des conseils afin d’aider votre enfant.

Vous pouvez télécharger la brochure ici

Les enfants et les adolescents réagissent aux émotions et comportements vécus par les parents et autres adultes. Plus vous êtes déstabilisé(e) par la crise, plus les enfants risquent de l’être également. Le calme et la confiance des parents et des adultes sont le meilleur soutien pour eux.

En tant que parent, il est important d’identifier les modifications de comportements et les plaintes de votre enfant.

Voici quelques changements ou plaintes à surveiller :

  • Pleurs ou irritabilité excessifs chez les jeunes enfants
  • Repli et mutisme prolongés
  • Régression du comportement (pipi au lit, angoisse de séparation, etc.)
  • Inquiétude ou tristesse excessives
  • Irritabilité et impulsivité chez les adolescents
  • Désintérêt durable et perte de plaisir avec problèmes de sommeil
  • Difficultés d’attention et de concentration
  • Maux de tête ou douleurs corporelles inexpliqués
  • Consommation d’alcool, de tabac ou d’autres drogues

Pour la plupart des enfants, les réactions courantes à la détresse s'estompent avec le temps. Si votre enfant continue à être très perturbé ou si ses réactions nuisent à ses travaux scolaires ou à ses relations, n’hésitez pas à en parler à un professionnel et à encourager votre enfant à le faire.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question "Où peut-on trouver de l'aide ?"

Il existe un grand nombre d’outils pour aborder le thème du coronavirus avec votre enfant. Nous proposons ici une sélection de sites internet, dépliants et informations que nous souhaitons partager avec vous.

  • Une brochure illustrée intitulée “Bonjour, je suis Corona”, disponible en 4 langues (LU, FR, DE, EN) est destinée aux jeunes enfants et vise à expliquer les faits sur le coronavirus/COVID-19, à enseigner les règles élémentaires de protection et à contrer les émotions négatives : consulter la sur www.slp.lu
  • Histoires, dessins, bricolage pour enfants au sujet du coronavirus : visitez www.cocovirus.net
  • Les 8 conseils pour vous aider à rassurer et à protéger vos enfants : recommandations de l’UNICEF
  • L'association belge « Souffleur de Rêves » accompagne les parents inquiets en diffusant un conte au sujet du covid-19 pour des enfants dès 6 ans. La série veut aider les enfants à traverser cette épreuve particulière avec un objectif clair : dédramatiser la situation et expliquer avec des mots d'enfant : visitez le site de l’association

Si d’autres supports vous ont aidé à mieux gérer cette crise avec votre enfant, n’hésitez pas à les partager avec nous (info@prevention.lu).

Gérer ses angoisses

L'anxiété est une réaction normale face à certaines situations, tout le monde en fait l’expérience. Elle aide à reconnaître, gérer et éviter les dangers et les menaces au quotidien. Pendant cette période de crise sanitaire, il est normal de vivre un niveau élevé d’incertitude, d’inquiétude et de stress à l’égard de la santé et la sécurité de ses proches et des conséquences de la pandémie sur sa vie personnelle et professionnelle. En revanche, il est également courant de voir des gens faire preuve d’une grande résilience en temps de crise.

Qu’est-ce qu’une anxiété pathologique?

L'anxiété devient un problème lorsqu’elle est ressentie de manière intense et sans fondement et qu’elle affecte considérablement la vie d’une personne. On parle alors d’anxiété pathologique ou de trouble anxieux.
Caractéristiques typiques des troubles anxieux :

  • L'anxiété est ressentie de manière démesurée par rapport à la situation.
  • L'anxiété est difficilement surmontée par ses propres moyens.
  • Les situations anxiogènes sont évitées.
  • La durée et la fréquence de l'anxiété augmentent avec le temps.
  • L’anxiété cause une souffrance marquée ou restreint nettement la vie quotidienne.

Si vous constatez une agitation ou une anxiété particulière, n'hésitez pas à demander de l'aide à un professionnel.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur les troubles anxieux sur ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-panique.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Nous traversons présentement une période de crise sanitaire sans précédent. Le fait de ne pas savoir quand la situation cessera peut causer, avec raison, d’importants épisodes de stress, d’insécurité, d’impuissance et d’anxiété. Bien que le fait de ressentir de l’anxiété en réponse à une menace soit une réaction tout à fait normale, pour certains, ces craintes deviennent excessives et peuvent prendre le dessus sur la vie quotidienne.

Un trouble d’anxiété généralisée se manifeste par des peurs et des inquiétudes fréquentes, fortes, persistantes et exagérées. Ces craintes ne surviennent pas seulement en cas de problèmes aigus ou en période de crise, mais sont plus ou moins constantes. Les personnes atteintes de trouble d’anxiété généralisée sont constamment tendues et agitées, elles sont souvent incapables de se concentrer et peuvent se fatiguer rapidement.

Exemples fréquents d’inquiétudes en cas de trouble d’anxiété généralisée
(à propos de soi ou de son entourage) :

  • avoir un accident
  • souffrir d'une maladie ou tomber malade
  • se retrouver au chômage
  • avoir des soucis d'argent
  • ne pas réussir ou terminer ses études
  • rater sa vie professionnelle
  • avoir des problèmes dans son couple

Si vous constatez une agitation ou une anxiété particulière, n'hésitez pas à demander de l'aide à un professionnel.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur les troubles anxieux sur ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-panique.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Les personnes qui souffrent d’attaques de panique traversent des épisodes d'anxiété intense, qui commencent de manière très soudaine et qui atteignent leur niveau maximum en quelques minutes. Elles se sentent impuissantes et ont peur de devenir folles ou de mourir.

Symptômes physiques typiques des attaques de panique :

  • palpitations, accélération du rythme cardiaque
  • essoufflement, sensation d'étouffer
  • transpiration, tremblements
  • douleur ou gêne au niveau de la poitrine
  • picotements, engourdissements
  • bouffées de chaleur, frissons
  • impression d'évanouissement, sensation de tête vide
  • nausée, gêne abdominale
  • sensation de vertige, maux de tête

Plus d’une personne sur quatre dans le monde a déjà vécu une attaque de panique dans sa vie. Plus rares sont celles qui en ont eu plusieurs. Celles qui vont jusqu’à développer un trouble panique ou anxieux sont, elles, encore beaucoup moins nombreuses. Une attaque de panique peut survenir pour diverses raisons et dans des contextes différents. Toutefois, il arrive fréquemment qu’elle survienne surtout en période de stress, comme la période de pandémie que nous sommes en train de vivre.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur les troubles anxieux sur ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-panique.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

S’agit-il d’une attaque de panique ou d’une autre urgence médicale ?

Les symptômes d’une attaque de panique ressemblent dans une certaine mesure à ceux d’un infarctus ou d’une autre urgence médicale. Dans ce genre de situation, il n’est pas possible de savoir ce qu’il en est réellement ; seuls des professionnels de la santé sont à même d’établir un tel constat.

Que faire si l’attaque de panique ne fait pas de doute ?

Si une crise survient, la meilleure chose à faire est de rester sur place et de respirer lentement jusqu’à ce que la crise s’arrête. C’est très désagréable, mais ce n’est pas dangereux. La plupart des attaques de panique durent entre 5 et 20 minutes, plus rarement jusqu'à une heure. Plus vous luttez contre les symptômes, plus vous augmentez le sentiment de danger et plus le cerveau produit d’hormones de stress, ce qui accentuera le malaise.

  • ne combattez pas l'attaque
  • restez où vous êtes, si possible
  • respirez lentement et profondément
  • rappelez-vous que l'attaque passera
  • rappelez-vous que ce n'est pas dangereux

Il est important que les problèmes d’anxiété soient détectés et pris en charge rapidement, car ils ont un impact majeur sur la vie de la personne qui en est atteinte.

Comment empêcher une nouvelle attaque ?

Il n'y a pas de moyen sûr de prévenir les attaques de panique. Cependant, ces recommandations peuvent aider.

  • Prise en charge professionnelle : Pour éviter que les crises de panique ne s'aggravent ou deviennent plus fréquentes, il est important d’obtenir un traitement le plus tôt possible.
  • Exercice physique : Faire régulièrement de l'activité physique aide à réduire le stress et la tension.
  • Diminution de consommation de substances excitantes : Éviter la caféine, l'alcool, le tabac et les aliments et boissons sucrés aide à réduire l'incidence des attaques de panique.
  • Vie saine : Il est conseillé un mode de vie calme et structuré avec un respect des heures de sommeil et une alimentation saine et équilibrée.
  • Relaxation : Des techniques de relaxation telles que la méditation en pleine conscience et la relaxation musculaire progressive, lorsqu'elles sont pratiquées régulièrement, aident à réduire l'anxiété.

Les recommandations délivrées ici restent générales et ne sauraient remplacer un avis médical et une prise en charge psychothérapeutique.

Si vous constatez une agitation ou une anxiété particulière, n'hésitez pas à demander de l'aide à un professionnel.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Les restrictions dues à la crise du COVID-19 sur notre vie publique présentent un nouveau défi pour la population. Pour les personnes souffrant d’un trouble obsessionnel compulsif ou TOC ce défi est d’autant plus grand, car elles peuvent se sentir confirmées dans leurs obsessions et compulsions. Ceci exacerbe les irruptions de pensées, les rituels de lavage, nettoyage et de contrôle.

Chacun d’entre nous a déjà eu peur d’avoir oublié quelque chose d’important (p.ex. éteindre la cuisinière ou fermer la porte à clef).  On va alors trouver compréhensible de vérifier pour s’assurer que tout est en ordre.

Il y a cependant des personnes pour lesquelles la peur d’avoir oublié de faire quelque chose devient tellement persistante et omniprésente qu’elle masque toute autre pensée. Le fait de vérifier une fois ne suffit plus pour endiguer la peur. Pour essayer de neutraliser ou de diminuer le sentiment de détresse, la personne va vérifier de façon compulsive et répétitive ce qu’elle croit avoir oublié de faire. Lorsque les obsessions et les compulsions persistent pendant une période prolongée et ont un effet néfaste sur la qualité de vie de la personne, on parle de TOC. Les TOC s’accompagnent souvent d’un sentiment de honte concernant les pensées et comportements. Les personnes souffrant d’un TOC essayent donc de les cacher, ce qui peut être très fatigant.

Les obsessions sont caractérisées par l'irruption constante de pensées qui ne se laissent que difficilement ignorer ou réprimer. Elles sont ressenties comme intrusives, inappropriées et chronophages par la personne et sont source d'anxiété ou d'inconfort. Afin de neutraliser ou d’atténuer l’angoisse et la tension déclenchées par les obsessions, la personne concernée se sent poussée à accomplir certains rituels. Ces compulsions ne font diminuer les obsessions que pour une courte durée et nourrissent un cercle vicieux qui contribue grandement à l’aggravation du trouble. Les obsessions se font plus fréquentes et de plus en plus oppressantes.

Le trouble obsessionnel compulsif se présente sous de différentes formes, p.ex. des comportements répétitifs comme se laver, ordonner, ranger, contrôler et vérifier ou des actes mentaux comme compter et répéter des mots. Certaines personnes ont aussi une peur obsédante de se comporter de façon inappropriée, de se nuire ou de nuire à autrui, ou d’harceler quelqu’un sexuellement. Ces peurs ne sont aucunement représentatives des vraies intentions de personnes souffrant d’un TOC !

Dans le contexte de la pandémie du COVID-19, il est compréhensible, voire même désirable, de réfléchir consciemment aux dangers liés à une infection et de respecter les gestes barrières qui ont été conseillés, p.ex. en réduisant ses contacts sociaux et en se lavant plus fréquemment les mains. Cependant, il y a un risque que les mesures prises pour l’endiguement de la pandémie (surtout la compulsion de se laver les mains) contribuent au développement, respectivement à l’augmentation des TOC.

Les personnes souffrant de compulsions de se laver ont une peur constante de se contaminer par des micro-organismes, des sécrétions corporelles ou des saletés. Si le contact physique ne peut pas être évité, la personne va s’adonner à des rituels de lavage excessif. Ces rituels sont habituellement très rigides et stéréotypés, obéissant à des règles spécifiques. Si ce rituel est interrompu pour quelle que raison que ce soit, la personne concernée se sent contrainte de recommencer du début, et cela souvent jusqu’à s’épuiser.

Compte tenu du contexte actuel, il est difficile de distinguer entre des pensées et comportements dits « normaux » et ceux qui s’apparenteraient à un trouble. Les questions suivantes aident à faire la distinction :

  • Avez-vous des pensées lancinantes dont vous aimeriez vous débarrasser mais vous n’y arrivez pas ? Vos pensées ont-elles comme unique sujet la peur de contamination, qu’elle soit de vous ou des autres, même sans indication que ce soit le cas ?
  • Lavez et nettoyez-vous excessivement ? Est-ce que vous vous lavez ou désinfectez les mains plus souvent que nécessaire même compte tenu des directives dans le contexte actuel ? plus souvent que le font vos proches ou connaissances ?
  • Votre quotidien est-il rythmé par des compulsions de peur d’être contaminé ? de ce fait, ne vous reste-t-il que peu de temps ou d’énergie pour vous occuper d’autre chose (travail, famille, passe-temps) ?
  • Contrôlez-vous vos gestes très fréquemment ? Est-ce qu’il vous arrive de vérifier plusieurs fois une même chose (appareils électriques éteints ? portes fermées ?), lorsque vous savez qu’objectivement vous devriez déjà avoir été rassurés après la première fois ?
  • Avez-vous besoin de beaucoup de temps pour effectuer les tâches quotidiennes ? Avez-vous remarqué que vous avez ritualisé votre emploi du temps et que lors d’interruptions, vous reprenez tout depuis le début ?

Si vous doutez que vos pensées et comportements soient appropriés à la situation de crise actuelle et qu’ils s’accompagnent de détresse croissante, n’hésitez pas à demander une aide professionnelle. Plus c’est tôt, mieux c’est !

Les traitements se sont révélés efficaces pour les TOC.

Gérer son état dépressif

Souvent, en disant que l’on est déprimé(e), on veut en fait dire que l’on a le cafard ou que l’on se sent abattu(e) parce que l’on se fait des soucis. Il nous arrive à tous de nous sentir tristes de temps en temps, mais ceci ne signifie pas que nous sommes en dépression. Souvent, ce sentiment de tristesse disparait au bout de quelques jours. On parle alors plutôt d’une déprime.

La dépression consiste en ce même sentiment de tristesse, mais en beaucoup plus intense et sur une durée plus longue, d’au moins deux semaines. Le fonctionnement quotidien est nettement entravé et l’on ne prend plus plaisir aux choses que l’on aimait faire avant. La dépression est une vraie maladie, que l’on appelle souvent un trouble de la santé mentale. C’est une maladie qui touche à la fois le cerveau et le reste du corps.

Voyons ensemble :
Si vous vous sentez différent(e) ces derniers temps, plus accablé(e) ou anxieux/se. Si quelque chose vous a causé de la peine. Alors votre tristesse peut être une réaction à la situation. Il se peut que vous souffriez d’une déprime.

Si par contre vous vous sentez de mauvaise humeur, inquiet/ète, triste au point que cela vous empêche de vivre comme avant. Et que cela dure depuis plus que deux semaines ? Alors il se peut que vous souffriez d’une dépression.

N’oubliez pas que la dépression peut être traitée, le plus tôt est le mieux.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Les caractéristiques de la dépression sont :

  • Perte d’intérêt ou de plaisir
  • Humeur dépressive (triste, vide, sans espoir)
  • Perte ou augmentation de l’appétit
  • Perturbation du sommeil
  • Agitation ou ralentissement psychomoteur
  • Fatigue ou perte d’énergie
  • Sentiments de culpabilité et de dévalorisation
  • Concentration et attention réduites
  • Pensées de mort, idées suicidaires

On parle de dépression lorsqu’au moins 5 des symptômes ci-dessus sont présents presque toute la journée et persistent pendant au moins deux semaines. Parmi ces 5 symptômes, il doit obligatoirement y avoir, soit la perte d’intérêt ou de plaisir, soit l’humeur dépressive, voire le deux.

N’oubliez pas que la dépression peut être traitée, le plus tôt est le mieux.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Oui il existe un test de dépistage. Si vous souhaitez vous tester, nous vous invitons à remplir le questionnaire que vous trouverez sur le site www.prevention-depression.lu et à en parler à un professionnel.

N’oubliez pas que la dépression peut être traitée, le plus tôt est le mieux.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Changer son mode de vie peut aider à diminuer les symptômes de la dépression. En effet, certaines études ont montré l’efficacité de stratégies que nous tous pouvons appliquer, à savoir :

  1. Faire de l’exercice physique de faible intensité aide à la fois à se sentir mieux en réduisant l'anxiété et la dépression en plus d’améliorer les performances cognitives chez l'adulte et l’enfant.
  2. Manger de manière équilibrée en adoptant une alimentation riche en légumes, fruits et poissons (Oméga 3) aide à améliorer les performances et à réduire les symptômes de troubles affectifs.
  3. Passer du temps dans la nature peut favoriser les fonctions cognitives et le bien-être.
  4. Prendre le temps de discuter avec des personnes de confiance et soigner ses relations peuvent améliorer le bien-être psychologique de façon spectaculaire.
  5. Se relaxer régulièrement et avoir une bonne hygiène de sommeil contribue à mieux gérer l’état dépressif.
  6. Servir aux autres (dans la limite du raisonnable), surtout en ce moment, est bénéfique également pour la santé physique et mentale. L'altruisme et la générosité améliorent la joie tout en réduisant la dévalorisation de Soi et la culpabilité.
  7. Adhérer au traitement que votre médecin ou psychothérapeute vous a prescrit, parler ouvertement de vos doutes avec ce professionnel vous aidera à aller mieux.

En combinaison avec le traitement que vous recevez, les points ci-dessous vous aideront à gérer votre dépression et à contribuer à votre guérison.

N’oubliez pas que la dépression peut être traitée, le plus tôt est le mieux.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression en consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Gérer son sommeil pendant le confinement

Le sommeil est un état dans lequel nous passons environ le tiers de notre vie. Il fait partie des fonctions vitales de l’organisme comme la respiration, la digestion ou l’immunité.

Le sommeil participe à la diminution de l’activité motrice et permet d’économiser de l’énergie. Il permet de faire reposer le corps en diminuant progressivement les principales fonctions de base : le pouls et la respiration se ralentissent, la tension artérielle, le tonus musculaire et la température corporelle baissent. Par ailleurs, il facilite la mémorisation des choses apprises pendant la journée, car le cerveau reste actif pendant la nuit. Le sommeil contribue également à notre croissance et à notre développement par le biais des hormones de croissance sécrétées durant le sommeil. Il joue enfin un rôle-clé dans la régulation de nos émotions et de notre état de bien-être psychologique.

La crise sanitaire liée au Covid-19 perturbe le rythme de sommeil de nombreuses personnes. Le confinement a fortement modifié nos modes de vie (diminution de l’activité physique, enferment dans son logement, etc.), mais aussi notre état émotionnel (peur de la contagion ou d’être contagieux, incertitudes quant à l’avenir, etc.). La privation de sommeil peut engendrer de nombreux problèmes de santé, à savoir :

  • troubles de l’hypertension
  • maladies cardiovasculaires
  • troubles psychologiques, psychiatriques et neurologiques
  • diminution de la production d’hormones de croissance (notamment chez les enfants)
  • difficultés à maintenir la vigilance à l’état de veille
  • troubles de l’attention
  • dérégulations de l’humeur et activation du stress
  • difficultés à apprendre et à mémoriser de nouvelles choses
  • vieillissement précoce de la peau
  • etc.

Source : Merci au CPATS (www.cpats.lu) d’avoir mis à disposition le contenu de leur brochure « Sommeil et troubles du sommeil ».

La qualité de notre sommeil dépend principalement de ce que nous faisons pendant la journée. Un manque d’effort physique, une mauvaise alimentation, des conflits non résolus ou des facteurs de stress trop importants durant la journée sont autant d’éléments qui risquent de perturber notre sommeil. D’une manière générale, l’on peut recommander d’agir au niveau de la personne et au niveau de la chambre à coucher.

Au niveau de la personne :

Les heures qui précèdent le sommeil devraient idéalement être consacrées à des tâches relaxantes à la fois mentalement et physiquement.

  • Faites une activité relaxante avant d’aller vous coucher (lecture, musique, etc.)
  • N’allez pas vous coucher si vous n’êtes pas fatigué(e)
  • Ne restez pas au lit si vous avez des difficultés à vous endormir : levez-vous, lisez (revue, livre, etc.), évitez la lumière vive
  • Évitez les stimulations visuelles fortes (télé, écrans d’ordinateur ou de portable, etc.), acoustiques (musique forte) ou intellectuelles très prenantes avant de vous coucher
  • Ne poursuivez pas au lit les activités du jour (professionnelles et/ou privées)
  • Pratiquez des techniques de relaxation mentale pour vous endormir
  • Ne faites pas d’activité physique une heure au moins avant le coucher
  • Évitez de manger d’une manière trop copieuse le soir
  • Évitez la consommation d’alcool qui favorise l’endormissement, mais aussi les éveils nocturnes
  • Évitez les stimulants suivants avant de vous coucher : café, thé, vitamine C, sodas caféinés, cigarettes, boissons énergisantes, etc.

Au niveau de la chambre à coucher :

Bien que nous dormions les yeux fermés, il est toutefois important de veiller à ce que l’ambiance de la chambre à coucher soit agréable et propice à un bon sommeil.

  • Matelas dur ou plutôt mou ? Peu importe, tant qu‘il permet un sommeil confortable et récupérateur
  • Veillez à ce que votre chambre soit obscure
  • La température idéale de votre chambre devrait être ambiante ou fraîche : 18 à 20°C
  • Évitez de poser du matériel électrique près du lit, à cause des ondes électromagnétiques
  • Enlevez les sources de bruit (horloge, radio, télévision, etc.)
  • N’utilisez pas votre chambre à coucher comme bureau, ne travaillez pas dans votre lit
  • Ayez recours à un lit commun, mais à deux sommiers séparés ou à des lits jumeaux si vous êtes sensible aux mouvements du conjoint

De manière générale, il est important de :

  • trouver son rythme de sommeil et le respecter
  • se lever et se coucher toujours à la même heure si possible, y compris les weekends. La grasse matinée peut dérégler notre rythme de sommeil, à consommer avec modération
  • instaurer des rituels du coucher qui détendent, dans la mesure où ils raccourcissent le temps d’endormissement
  • faire face aux problèmes qui vous attendent prochainement en les notant sur une feuille
  • se réveiller de manière optimale : lumière, douche, petit-déjeuner, etc.
  • éviter de regarder votre réveil ou votre montre durant la nuit

Source : Merci au CPATS (www.cpats.lu) d’avoir mis à disposition le contenu de leur brochure « Sommeil et troubles du sommeil ».

Même en période de coronavirus, il est important de consulter un médecin si l’on souffre de troubles du sommeil. Les problèmes de santé engendrés par un mauvais sommeil peuvent être plus handicapants et plus problématiques à long terme que la maladie Covid-19. N’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste si vous êtes confronté(e) aux situations suivantes :

  • Vous avez du mal à vous endormir depuis plusieurs semaines
  • Vous vous réveillez trop tôt (4 à 5 heures du matin), alors que votre réveil sonne à 7 heures
  • Vous avez des sensations désagréables dans les jambes et cela vous empêche de vous endormir ou cela vous réveille
  • Vous êtes fatigué(e) le matin malgré une nuit « normale »
  • Vous avez envie de dormir dans la journée et vous devez lutter pour rester actif
  • Votre entourage est gêné par un ronflement et a constaté des arrêts de la respiration au cours de votre sommeil
  • Votre sommeil est agité
  • Vous faites des mouvements extravagants au cours du sommeil
  • Vous vous réveillez souvent la nuit pour manger
  • Vous vous réveillez la nuit et avez des difficultés à vous rendormir
  • Vous avez l’impression d’avoir un sommeil non récupérateur

Source : Merci au CPATS (www.cpats.lu) d’avoir mis à disposition le contenu de leur brochure « Sommeil et troubles du sommeil ».

Gérer sa consommation de substances

La situation actuelle entraîne un changement d’habitudes pour beaucoup d’entre nous. Le stress et l’angoisse face à l’inconnu, les risques pour notre santé, l’incertitude de notre situation économique mais aussi l’ennui qui s’installe en restant enfermé à la maison, peuvent avoir une influence sur notre consommation d’alcool.

La nouvelle mode sur les réseaux sociaux de l’e-apéro est un facteur qui peut stimuler la consommation de boissons alcooliques. L’alcool semble très présent sur les réseaux sociaux et il se peut que certains soient tentés de chercher apaisement et évasion dans la consommation de vin, de bière ou de spiritueux.

Cependant il ne faut pas oublier que la situation joue également sur l’accessibilité de l’alcool. Les bars et restaurants sont fermés et l’alcool est uniquement vendu dans le commerce alimentaire et dans les stations de service. Ainsi cette situation peut motiver certains à profiter de cette période pour réduire leur consommation d’alcool ou pour faire une pause.

Notre conseil :

Si vous consommez de l’alcool pendant le confinement, nous vous conseillons d’apprécier votre verre d’alcool avec modération.

Source : Merci au Cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Face à la pandémie de COVID-19, nos habitudes ont changé. Il est très important de trouver un équilibre et de créer de nouvelles habitudes pour bien passer le confinement.

Pour certaines personnes, la consommation d’alcool peut être élevée. Nous vous conseillons de respecter aussi à la maison les limites de votre consommation ! Vous êtes responsable de vous et des autres.

Nos conseils:

  • Restez en contact avec vos amis et votre famille.
  • Gardez un mode de vie saine – mangez équilibré, dormez assez, faites du sport, etc.
  • Évitez de boire de l’alcool pour lutter contre des émotions négatives. Si vous êtes angoissé(e), appelez les hotlines mises en place.
  • Profitez du temps pour vous adonner à vos loisirs préférés ou cherchez de nouveaux divertissements.
  • Ne laissez pas des bouteilles d’alcool à portée de main.

Si vous ou vos proches ont besoin d’aide et de soutien supplémentaire, vous pouvez consultez le site suivant : https://sante.public.lu/fr/prevention/alcool/aides-utiles/index.html

Si vous voulez consommer de l’alcool pendant le confinement, nous vous conseillons d’apprécier votre verre d’alcool avec modération.

Pour un adulte en bonne santé, une consommation à faible risque est :

  • 2 verres standard par jour maximum pour les hommes
  • 1 verre standard par jour maximum pour les femmes
  • renoncer à la consommation d’alcool au moins 2 jours par semaine

Un verre standard est considéré comme un verre contenant entre 10 à 12 g d’alcool pur, p.ex. bière (30 cl), vin (10 cl), spiritueux (4 cl).  

Vous pouvez profiter de la fermeture des bars et des restaurants pour réduire ou arrêter votre consommation.

Take a break !

Essayez de faire une pause (p.ex. un mois) dans le but de réfléchir sur votre propre consommation et sur la place que l’alcool prend dans votre vie quotidienne et sociale.

Source : Merci au Cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Une hausse de la consommation d’alcool avec des quantités trop élevées peut entraîner différents risques pour le consommateur ainsi que pour ceux avec lesquels il partage son logement :

  • Hausse des accidents à domicile (blessures, chutes, …)
  • Augmentation des tensions entre les membres du ménage
  • Violences entre les membres du ménage
  • Baisse de vigilance conduisant à un moindre respect des gestes barrières pour se protéger et protéger les autres du virus
  • Infraction aux mesures de confinement

Source : Merci au Cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Actuellement la distance sociale et le fait de devoir rester à la maison sont des défis pour la plupart des gens. La consommation de cannabis peut être pour certains un passe-temps agréable et/ou en même temps une tentative de chasser un sentiment de mal-être ou des pensées négatives.

A ce jour aucune étude n’a été menée sur l’influence de la consommation de cannabis sur l’évolution de la maladie COVID-19.

Cependant, il est clairement démontré que les fumeurs (de tabac) font partie des groupes à risque qui développent fréquemment une forme sévère de COVID-19. On peut supposer que toute fumée inhalée est nocive pour les poumons. Ainsi les personnes qui fument régulièrement du cannabis (souvent mélangé au tabac) doivent s’attendre à ce qu’elles auront un risque accru de développer une forme sévère de COVID-19.

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Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Puisque l’utilisation, la possession et la culture du cannabis sont interdites au Luxembourg, de nombreux consommateurs ont des difficultés à se procurer du cannabis dans la situation actuelle (restrictions de sortie, fermeture et/ou contrôle des frontières).

Pour certains, cela peut être un défi, mais aussi une opportunité de consommer moins ou de faire une pause.

Nos conseils :

  • Planifiez votre quotidien à la maison et respectez les horaires pour manger, dormir, travailler ou apprendre.
  • Surveillez la consommation des médias et, si nécessaire, fixez des horaires.
  • Restez en contact avec vos amis et votre famille par téléphone ou vidéotéléphone.
  • Gardez un mode de vie saine – mangez équilibré, dormez assez, faites du sport, etc.

Si vous constatez que vous avez des difficultés à faire une pause de votre consommation, vous trouvez ici du soutien (informations, autotest, conseils en ligne, etc.) :

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Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Prenez garde à : 

  • Réduire le risque de transmission du virus, abstenez-vous de fumer ensemble un joint, un bong, une pipe à eau, etc.
  • Utilisez des formes de consommation orale, sans fumée. Ces méthodes diminuent les risques pour la santé (voir la question «  Les consommateurs de cannabis prennent-ils des risques particuliers dans la situation actuelle? »).

Remarque! En cas de consommation orale, l’effet commence plus tard, mais il est souvent plus fort et plus durable: risque de surdose en cas de consommation excessive.

  • Protégez les autres membres du ménage des risques liés au tabagisme passif : Evitez de fumer du cannabis dans les espaces clos.
  • Si le cannabis n’est pas disponible: Take a break !

Faites une pause, par exemple pendant 4 semaines, dans le but de réfléchir sur votre consommation de cannabis et sur la place que le cannabis prend dans votre vie quotidienne et sociale. Changez ensuite votre consommation de cannabis si nécessaire.

Vous trouvez des informations et du soutien ici :

http://cnapa.lu/de/substances/cannabis/

https://www.suchtberodungonline.lu/fr/

Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Bien qu’elles soient encore limitées, certaines données montrent que les fumeurs semblent avoir un risque plus élevé de développer une forme sévère de COVID-19. Surtout les fumeurs qui souffrent déjà d’une maladie telle que le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires ou respiratoires devraient tout particulièrement saisir cette occasion pour arrêter de fumer.

La question de savoir si les fumeurs sont susceptibles d’être infectés plus fréquemment par le nouveau coronavirus n’est pas encore résolue à l’heure actuelle.
Cependant, des études antérieures ont montré que le tabagisme peut généralement affaiblir le système immunitaire et augmenter la susceptibilité aux infections respiratoires.

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Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Il vaut toujours la peine d’arrêter de fumer. Surtout dans la situation actuelle !

Quelques heures seulement après la « dernière cigarette », l’organisme est mieux approvisionné en oxygène : le risque de maladies cardiovasculaires diminue très rapidement.
L’état général de santé et la condition physique s’améliorent.

Effet important dans la situation actuelle :

Quand on fume une cigarette, les doigts touchent souvent le visage. En arrêtant de fumer, on se touche moins et on réduit le risque de transmission du virus.

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Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Les restrictions actuelles changent la vie quotidienne de la plupart des gens. Bien que cela puisse parfois être très stressant, la nouvelle situation offre l’occasion de rompre avec les anciennes habitudes tabagiques et de développer une nouvelle structure de la journée, sans cigarette.

Conseils pour les premiers jours sans tabac :

  • Retirez toutes les cigarettes, cendriers et autres ustensiles pour fumer.
  • Lavez vos vêtements pour éliminer l’odeur de fumée.
  • Observez-vous : dans quelles situations le désir de fumer se manifeste-t-il ?
  • Envisagez des alternatives pour éviter de céder au désir de fumer dans des situations critiques, par exemple
  • Ouvrez la fenêtre et respirez à pleins poumons
  • Placez un verre d’eau plutôt qu’un paquet de cigarettes à côté du PC/ordinateur portable
  • Levez-vous immédiatement après le repas et brossez-vous les dents
  • Ne buvez pas de café dans les premières semaines, mais passez au thé
  • Bougez-vous 

Vous trouvez ici différentes offres de soutien pour un arrêt planifié du tabac :

https://www.tabac-stop.lu

https://sante.public.lu/fr/prevention/tabac/aides-utiles/index.html

https://www.maviesanstabac.lu

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Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

  • Il est préférable d’éviter de fumer en groupe avec d’autres personnes afin de réduire le risque d’infection par gouttelettes. Cette recommandation s’applique également au fait de fumer ensemble une pipe à eau (shisha). Le risque de transmission est d’autant plus élevé si le même embout est utilisé par plusieurs personnes.
  • Pour protéger les autres personnes du ménage des risques liés au tabagisme passif :
    Évitez de fumer dans les espaces clos. Fumez uniquement sur le balcon ou dans le jardin.
  • Si possible, passez complètement aux produits d’inhalation électronique
    (e-cigarette/e-shisha). Lorsque le liquide est vaporisé, moins de polluants sont rejetés que lors de la combustion de tabac.
  • Take a break ! Faites une pause, par exemple pendant 4 semaines, pour « tester » si vous voulez rester non-fumeur par la suite.

Vous trouvez des informations et du soutien ici :

https://www.tabac-stop.lu

https://sante.public.lu/fr/prevention/tabac/aides-utiles/index.html

https://www.maviesanstabac.lu

 

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Source : Merci au cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

Les benzodiazépines sont des médicaments sur ordonnance qui agissent sur le système nerveux central et sont principalement utilisés pour traiter l’insomnie et les troubles anxieux. La prise de ces médicaments ou d’autres somnifères et tranquillisants peut créer une forte dépendance. En plus, il existe un risque de devoir augmenter continuellement la dose pour obtenir le même effet.

Lorsque les benzodiazépines sont prescrites par un médecin, le traitement dure en règle général entre quatre et douze semaines. Il ne s’agit donc pas d’une solution à long terme. Lors de l’arrêt du médicament, il est possible de ressentir pendant quelques jours un effet « rebond » semblable aux symptômes initiaux (troubles anxieux et du sommeil).

Il est fortement déconseillé de commencer (ou de cesser) la prise de médicaments sans en parler avec son médecin traitant.

En cas de stress ou d’angoisse essayez plutôt de vous détendre par des méthodes de relaxation (yoga, qi gong, se promener dans la nature, etc.) ou par une activité physique. Sur ce site vous trouvez dans la rubrique « Préserver sa santé mentale » sous la question « Comment préserver sa santé mentale durant cette crise ? » des conseils qui vous aident à garder votre calme.

Un numéro d’urgence est à votre disposition en cas de détresse psychologique : 8002 8080

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Source : Merci au Cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte.

  • Âge: chez les personnes de plus de 65 ans, l’effet est plus fort et la durée d’action est prolongée.
  • Circulation routière: la prise des benzodiazépines augmente le risque d’accident de la route puisque ces médicaments peuvent entraîner une fatigue accrue, des troubles de l’équilibre et des difficultés de concentration.
  • Consommation mixte: le mélange avec des substances psychoactives (p.ex. l’alcool) augmente le risque de surdosage.

Attention : Il est fortement déconseillé de cesser (ou de commencer) la prise de médicaments sans en parler avec son médecin traitant. Un arrêt brutal de benzodiazépines peut entraîner des symptômes de sevrage graves, parfois associés à des risques élevés pour la santé. Si vous désirez un traitement alternatif, parlez-en à votre médecin.

Des moments de détente, sans avoir recours à des médicaments, peuvent être fournis par différentes méthodes de relaxation (yoga, qi gong, se promener dans la nature, etc.) ou par une simple activité physique. Sur ce site vous trouvez dans la rubrique « Préserver sa santé mentale » sous la question « Comment préserver sa santé mentale durant cette crise ? » des conseils qui vous aident à garder votre calme.

Un numéro d’urgence est à votre disposition en cas de détresse psychologique : 8002 8080

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Source : Merci au Cnapa - Centre National de Prévention des Addictions pour la rédaction de ce texte

Affronter la fin de vie ou le décès d’un proche

La fin de vie et le décès d’un proche représentent un moment extrêmement particulier qui va profondément modifier la vie. Chacun vit avec le deuil et le surmonte à sa manière. La situation actuelle ajoute à la douleur habituelle des barrières :

Des risques particuliers en cas de fin de vie

Les personnes ayant un proche en fin de vie en ce moment doivent faire face aux mesures de distanciation sociale qui entraînent l’impossibilité pour les proches de se rendre au chevet des personnes en fin de vie. Cette interdiction, bien qu’elle soit bénéfique pour limiter la propagation du virus, peut à l’inverse être néfaste pour la qualité de la relation dans les derniers instants de vie pour de nombreuses familles.
Quant aux personnes en fin de vie, elles risquent de passer plusieurs semaines sans la présence de leurs proches, et terminer leur vie dans une solitude extrême. Pour les proches, l’impossibilité de rendre visite à la personne en fin de vie peut être frustrante, générer de la colère, de l’impuissance et rendre la préparation au décès plus difficile.

Des conditions particulières en cas de décès

Les rituels sont chamboulés. Si la personne décédée en institution ou à l’hôpital était infectée au COVID-19, les cérémonies d’adieu avant mise en bière avec la famille sont à éviter ; dans tous les cas, les messes de funérailles sont reportées à la fin de la crise; les cérémonies au cimetière peuvent avoir lieu, mais elles sont réduites au strict minimum, elles se limitent 10 personnes au maximum et les participants doivent maintenir entre eux une certaine distance. De nouveau les contacts physiques sont exclus.

Voici quelques pistes de réflexion pour surmonter les difficultés actuelles :

Relativiser les conditions du départ. Le deuil est un processus long. Bien sûr, les conditions de fin de vie et les obsèques sont importantes, néanmoins le deuil ne se résume pas à cela. Dans tous processus de deuil, la dimension primordiale est la relation entretenue avec le défunt de son vivant. Afin de relativiser les conditions dans lesquelles la personne est partie, concentrez-vous plutôt sur le souvenir de ce que vous avez vécu ensemble, sur l’héritage que cette personne laisse en vous.

Des rituels reportés, pas annulés. Le confinement va finir par prendre fin. Lorsque la crise sanitaire sera terminée, il sera possible d’organiser les obsèques qui n’ont pas pu être réalisées pour le moment. Il sera toujours possible de réunir les proches autour de la sépulture et saluer la mémoire de la personne disparue.

Rendre hommage au défunt depuis son domicile. En attendant la fin de la crise sanitaire, il reste possible pour les personnes endeuillées de se créer des rituels à domicile : un lieu d’hommage au défunt avec une photo, une bougie à allumer chaque jour, des lettres. « Ce n’est pas morbide, au contraire. L’être humain a besoin de choses tangibles, concrètes, pour appréhender le deuil. Il faut éviter de rester dans une approche purement intellectuelle », comme le conseille Christophe Fauré, psychiatre français spécialisé dans le deuil.

Lors du décès d’un proche, il peut être difficile pour les adultes de trouver les mots justes et les comportements adaptés avec les enfants et adolescents.

Le document « Attitudes à adopter avec les enfants et les adolescents concernant le Covid-19 » réalisé par l’association Omega 90, vous donnera des informations pratiques sur :

  • les changements de comportements possibles,
  • les manières d’en parle,
  • ce que peut faire un adulte,
  • ce que peut faire l’enfant ou l’adolescent,
  • le cas particulier d’un décès causé par le Covid-19

L’association Omega 90 est spécialisée dans l’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches, ainsi que dans l’accompagnement des personnes endeuillées. Les consultations et l’accompagnement restent accessibles par téléphone et Skype.

Contact :

  • Par téléphone au 26 00 37-1 du lundi au vendredi de 8h00 à 17h00
  • Par mail : info@omega90.lu

Vous trouverez de nombreuses informations sur le site www.omega90.lu, ainsi que le guide «Une personne est décédée...» qui détaille les formalités, propose des rites et informe sur le deuil.

Détecter les signes de la psychose

Alors que la pandémie de coronavirus se propage rapidement dans le monde entier, elle suscite un degré considérable de stress et d’anxiété. Certains facteurs sont de nature à favoriser l’apparition d’une psychose et les situations de stress en font partie.

La psychose est un terme générique utilisé pour désigner un trouble psychique qui entraîne, chez les personnes qui en sont atteintes, des modifications aux niveaux de la pensée, des sentiments et de la perception ; en général, ces modifications affectent aussi leurs actions. Dans la plupart des cas, les psychoses correspondent à des états passagers durant lesquels l’individu perd partiellement ou totalement le contact avec la réalité.

Les idées délirantes et les hallucinations sont des signes typiques de cet état. La psychose peut sérieusement déstabiliser la vie de la personne et entraver sa capacité à avoir ou maintenir des relations sociales, à travailler, à accomplir les tâches de la vie quotidienne ou à prendre soin d’elle.

Le trouble psychotique le plus fréquent est la schizophrénie. Contrairement aux idées reçues, le terme « schizophrénie » ne veut pas dire « double personnalité » ; il vient du grec et signifie « esprit fragmenté ».

L’entourage est souvent le premier à remarquer des changements dans le comportement de la personne. Les symptômes de la psychose évoluent avec la maladie et sont très variables d'une personne à une autre.

Changements à détecter :

  • repli sur soi, isolement, désintérêt pour les rapports sociaux
  • perte d’énergie ou de la motivation
  • troubles du sommeil et perte d’appétit
  • négligence de l’hygiène personnelle
  • troubles de l’attention et de la mémoire
  • variations d’humeur
  • comportements inhabituels
  • perturbation des perceptions ou hallucinations (voir, entendre, sentir des choses qui n’existent pas, avec une prédominance d'hallucinations auditives)
  • idées délirantes (par exemple, se croire l’objet d’une surveillance par des policiers, avoir l’impression que ses pensées sont contrôlées par une force extérieure)
  • pensées confuses et incohérentes (par exemple, difficulté à suivre une conversation, dire des phrases sans suite, inventer des mots)

Ces signes ne sont pas forcément associés à une psychose, mais il est important que ces signes donnent lieu à une évaluation médicale. Si certaines paroles ou certains comportements de votre proche vous semblent inhabituels ou incompréhensibles, prenez votre ressenti au sérieux. En cas de suspicion de psychose, il faut rechercher de l'aide et vous orienter vers un spécialiste. Il est important de ne pas attendre. Les troubles psychotiques sont des maladies qui se soignent. Plus une psychose est traitée tôt, plus la prise en charge est efficace.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?"

Autisme et confinement

Les personnes présentant de l’autisme sont, entre autres, très sensibles au changement, aux situations imprévisibles et à l’incertitude. Le confinement que nous vivons actuellement est survenu de manière rapide, abrupte et imprévisible et a un impact très grand sur le quotidien. Toute personne peut ressentir de l’anxiété dans ce genre de situation, et ce sentiment est d’autant plus présent chez les personnes avec autisme.

Cette réaction d’anxiété face à l’inconnu est donc normale dans une certaine mesure. Toutefois, si vous (ou votre enfant) avez des difficultés à gérer ce stress au quotidien (problèmes de sommeil, d’alimentation, comportements inhabituels, agressivité verbale / physique, angoisses, inquiétudes persistantes, …) il peut être nécessaire de demander de l’aide pour faire face à cette situation.

Source : Merci à la Fondation Autisme Luxembourg pour la rédaction de cette rubrique

Le confinement, l’arrêt de l’école et de toutes les prises en charge, le télétravail (ou non) des parents, le fait de ne plus voir la famille élargie… sont autant d’événements qui sont venus chambouler les habitudes de votre enfant, alors qu’il a besoin de prévisibilité, de stabilité et d’informations claires et concrètes au quotidien.

  • Il est possible que votre enfant ne comprenne pas la situation liée au virus Covid-19 et se pose des questions face aux changements liés au confinement:
    • Pourquoi je ne vais plus à l’école / au centre d’activités / chez mon thérapeute ?
    • Qui va rester avec moi à la maison ?
    • Quelles activités est-ce que je vais/peux faire à la maison ?
    • Que se passe-t-il si je tombe malade (ou mes parents) à cause du virus ?

 

  • Il est aussi peut-être difficile pour lui de ne pas savoir :
    • Quand l’école va-t-elle reprendre ?
    • Quand est-ce qu’on pourra revoir les grands-parents, les amis ?
    • Quand les magasins / les thérapies / les activités extra-scolaires seront-ils à nouveau accessibles ?)

Source : Merci à la Fondation Autisme Luxembourg pour la rédaction de cette rubrique

Pour aider votre enfant, vous pouvez lui clarifier la situation et structurer sa journée en lui donnant des informations concrètes, visuelles et adaptées à son niveau de compréhension. Par exemple :

  • Élaborer un calendrier qui indique chaque jour par une photo la personne qui va rester avec lui à la maison (papa / maman / frère-sœur) ou la photo du lieu où il ira en garde (p.ex. s’il est gardé dans un centre d’éducation et d’accueil)
  • Structurez avec lui le temps et l’espace. Indiquez lui clairement les activités qu’il fera ou pourra faire pendant la journée, leur durée, l’endroit pour les réaliser :
    • En préparant pour la journée des jeux, le travail scolaire ou encore des activités pour l’extérieur, qui sont symbolisées par un objet que vous placez tous ensemble dans une boîte déposée chaque jour au même endroit.
    • En rédigeant une liste d’activités écrites qu’il barre au fur et à mesure de la journée.
    • Indiquez lui si possible quand l’activité est terminée (p.ex. 3 pages de coloriage, 2 dessins animés, remplir 2x l’arrosoir pour arroser les fleurs dans le jardin, …)
    • Si on ne peut pas indiquer la fin de l’activité par sa quantité, essayez de lui montrer clairement la durée de l’activité/du jeu/du devoir (avec un timer, un sablier, une minuterie, …)
    • Réserver si possible un endroit clair pour chaque activité dans la maison : la cuisine pour manger, le bureau pour les devoirs, la table du salon pour dessiner et les activités de loisirs à table, le canapé pour regarder la télé, la chambre pour dormir, etc.

Il est possible que votre enfant présente plus de comportements répétitifs que d’habitude, ou encore plus d’intérêt pour son jeu ou sujet de prédilection. Ceci peut être en lien avec l’anxiété générée par le confinement. N’essayez pas d’interdire ces comportements, mais limitez-les plutôt si nécessaire en lui indiquant où, quand, combien de temps il peut le faire…

Si votre enfant est malgré tout angoissé, s’il présente des comportements difficiles, ou si vous avez d’autres questions pour savoir comment l’aider ou mieux vivre le confinement, n’hésitez pas à contacter un professionnel qui pourra vous accompagner et trouver avec vous des stratégies pour faire face à ces difficultés.

Source : Merci à la Fondation Autisme Luxembourg pour la rédaction de cette rubrique

Si cela vous semble nécessaire ou si votre enfant vous le demande, expliquez-lui ce qu’est le coronavirus Covid-19, avec des mots simples, rassurants et si possible des images qui l’aideront à visualiser l’information.

L’association « Autisme Europe aisbl » a rassemblé sur son site internet des ressources et conseils utiles en lien avec l’autisme, parmi lesquels des scénarios sociaux pour expliquer le coronavirus : https://www.autismeurope.org/fr/blog/2020/03/30/la-communaute-de-lautisme-se-mobilise-pour-faire-face-au-covid-19/

Source : Merci à la Fondation Autisme Luxembourg pour la rédaction de cette rubrique

Il est tout à fait normal d’être anxieux actuellement, car notre quotidien et nos habitudes sont complètements modifiés par le confinement.

Toutefois, il est possible que ce confinement soit difficile pour vous et que vous ayez besoin d’aide.

Par exemple :

  • Vous avez des problèmes de sommeil, du mal à vous endormir
  • Vous avez des difficultés d’alimentation
  • Vous vous sentez déprimé, triste
  • Vous ne savez pas quoi faire pendant la journée
  • Vous avez des difficultés pour faire vos courses ou vous procurer des produits de première nécessité
  • Vous êtes très anxieux, angoissé, vous n’arrivez pas « à penser à autre chose »
  • Vous avez des pensées suicidaires

Si vous en ressentez le besoin, parlez-en à un proche (p.ex. par téléphone si vous vivez seul) ou contactez un professionnel (voir coordonnées dans la rubrique « Où trouver du soutien ? ») qui pourra en discuter avec vous et vous aider à trouver une solution.

L’association « Autisme Europe aisbl » a également rassemblé sur son site internet des ressources et conseils utiles en lien avec l’autisme, notamment des ressources pour faire face au stress et à l’incertitude: https://www.autismeurope.org/fr/blog/2020/03/30/la-communaute-de-lautisme-se-mobilise-pour-faire-face-au-covid-19/

Source : Merci à la Fondation Autisme Luxembourg pour la rédaction de cette rubrique

L’obligation de porter un masque dans différentes situations (transports en commun, espaces publics, etc.) est pour certaines personnes TSA un défi supplémentaire du quotidien. En effet, le masque peut susciter des questions de compréhension, des difficultés d’ordre sensorielles ou encore des problèmes d’adaptation tant chez les adultes que chez les enfants.

Le document « Vadémécum : informations et stratégies en lien avec le port du masque » créé par la Fondation Autisme Luxembourg, vous donnera des informations pratiques sur :

  • l’autisme et le port du masque
  • l’apprentissage et la désensibilisation
  • l’apprentissage avec les enfants
  • les alternatives aux élastiques
  • des références bibliographiques et des supports visuels en lien avec le port du masque

Les services de la Fondation Autisme Luxembourg sont ouverts. Les psychologues du service Soutien sont joignables soit par téléphone (+352) 26.91.11-1, soit par courriel (autisme@fal.lu), et sont disponibles pour soutenir les personnes avec autisme et leur famille. Il est également possible d’échanger par vidéoconférence.

Source : Merci à la Fondation Autisme Luxembourg pour la rédaction de cette rubrique

Les séniors et le confinement

Les résidents des maisons de soins et des maisons de retraite sont parmi les plus vulnérables à l’épidémie de Covid-19. Afin de les protéger, le Ministère de la Santé a interdit toutes les visites familiales dans ces établissement jusqu’à nouvel ordre.

Pourtant, surtout maintenant, le maintien de contacts sociaux et d’une communication régulière avec les membres de la famille est primordial pour maintenir une attitude positive face à la vie.

Voici ce que vous pouvez faire en tant que partenaire, enfants, petits-enfants ou amis pour votre proche qui réside en maison de retraite :

  • Téléphonez-lui régulièrement, écrivez des lettres ou, si c’est possible, des e-mails.

Faites attention au choix des mots et essayez de terminer la conversation ou la lettre par un message positif, rassurant et confiant.

  • Faites des visioconférences avec votre proche (par exemple Skype, Facetime).

De nombreuses institutions se sont équipées d'appareils multimédias pour permettre aux familles de maintenir un lien étroit avec leur proche.

  • Motivez votre Interlocuteur à persévérer et à participer activement à la gestion de la crise.

Rappelez-lui que le confinement est temporaire et que les visites seront de nouveau possibles à la fin de la crise sanitaire.

  • Posez-lui des questions pour vous faire une idée de son état émotionnel.

Gardez à l'esprit qu’il faut du temps pour surmonter une phase d'incertitude. Votre proche peut alterner entre émotions, craintes, pensées et espoirs très différents. Parlez-en ouvertement et réciproquement.

  • N'hésitez pas à faire des compliments ou à faire l'éloge des qualités, caractéristiques ou comportements que vous appréciez le plus chez votre proche.
  • Renseignez-vous régulièrement auprès de la personne de référence de la maison de retraite sur l'état général de santé mentale et physique de votre proche.

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Source : Merci au Dr Martine Hoffmann et l’équipe du RBS - Center fir Altersfroen pour la rédaction de ce texte.

L’isolement forcé amène à faire face à des défis complètement nouveaux. Il est possible de maîtriser cette situation exceptionnelle en adoptant des comportements et des stratégies psychologiques efficaces. Remarque : chacun est différent et peut adopter les stratégies qui lui conviennent le mieux.

  • Adaptez la structure de vos journées à la situation actuelle.

Ne passez pas la journée en pyjama, mais gardez autant que possible votre rythme quotidien (heures de repas, sommeil).

  • Faites un plan journalier comprenant des activités pour votre tête, votre corps et vos contacts sociaux.

De cette façon, vous resterez en mouvement à tous égards et pourrez influencer positivement votre bien-être.

  • Concentrez-vous sur les aspects positifs et portez votre concentration sur vos points forts.

Toutes les expériences positives que vous avez vécues dans votre vie, toutes les crises et les problèmes que vous avez surmontés jusqu’à présent représentent des ressources intérieures. Réfléchissez à vos points forts et profitez de vos trésors intérieurs.

  • Soyez un modèle pour les autres et faites preuve de solidarité.

Aider les autres, les encourager, être amical(e) et empathique peut donner beaucoup de force !

  • N’oubliez pas que cette situation va passer.

L’isolement est temporaire et ne sert qu’à vous protéger et à protéger les autres !

  • Évitez de consommer les médias sans interruption.

La surcharge d’informations ne vous fait pas de bien. Il est préférable de s’informer spécifiquement et délibérément, pas plus d’une ou deux fois par jour.

  • Limitez la rumination.

Il est tout à fait normal de ressentir de l’anxiété et de l’insécurité face à la situation actuelle. Prévoyez un temps restreint pour la rumination, et profitez du temps restant pour réfléchir à vos ressources.

  • Parlez des choses qui vous préoccupent.

Il est important de ne pas rester seul(e) face à ses émotions négatives. Echanger avec d’autres personnes peut être très soulageant.

  • Si des pensées négatives prennent le dessus, si vous n’arrivez plus à dormir ou à vous calmer, n’hésitez pas à demander un soutien psychologique en appelant la ligne d'assistance téléphonique 8002 8080.

N’hésitez pas à lire également la réponse à la question : "Quand devient-il nécessaire de chercher de l’aide professionnelle ?" et la question : « Où peut-on trouver de l’aide ? »

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Source : Merci au Dr Martine Hoffmann et l’équipe du RBS - Center fir Altersfroen pour la rédaction de ce texte.

Les violences domestiques pendant la crise sanitaire

Le terme « violence domestique » désigne tout acte de violence qui survient au sein de la famille ou du foyer, entre conjoints anciens ou actuels ou partenaires. L’auteur de l’infraction peut ou non partager ou avoir partagé le domicile de la victime (Convention d’Istanbul, 2011).

Il existe différentes formes de violence :

  • violence psychologique (insultes, menaces, …),
  • violence physique (coups, sévices corporels, …),
  • violence économique (contrôle, privation financière, …),
  • violence sexuelle (attouchements, actes sexuels forcés, …),
  • stalking/contrôle obsessionnel et cyberstalking (contrôle, tracking,…)

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Source : Merci au Service d´information et de consultation pour femmes VISAVI de Femmes en détresse A.S.B.L. pour la rédaction de ce texte.

Les temps de crise sont toujours propices à l'accroissement de la violence.

Entre l’angoisse d’une promiscuité dangereuse, la peur de se signaler et les doutes sur la capacité des forces de l’ordre à intervenir rapidement, l’inquiétude plane sur les victimes :  le foyer familial n’est pas un endroit sûr pour tout le monde.

Le confinement national n’interdit pas de fuir le domicile face à des violences répétées ou un danger vital. Malgré le confinement, il reste possible pour les victimes d'être hébergées dans des structures d'urgence.

L’isolement est une des stratégies principales des conjoints violents. Etant donné la situation actuelle de « séquestration légale », une victime peut se retrouver dans l’impasse pour chercher de l’aide.

Les conséquences psychologiques et physiques pouvant s’aggraver en temps de confinement, il est d’autant plus urgent de venir en aide aux victimes de façon rapide.

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Source : Merci au Service d´information et de consultation pour femmes VISAVI de Femmes en détresse A.S.B.L. pour la rédaction de ce texte.

En tant que témoin de violence domestique (voisins, amis, famille,…) :

  • prendre des nouvelles des personnes vivant avec un conjoint violent,
  • se montrer disponible en cas de problème,
  • alerter la police ou les secours en cas de danger imminent,
  • contacter les services d’aide :

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Source : Merci au Service d´information et de consultation pour femmes VISAVI de Femmes en détresse A.S.B.L. pour la rédaction de ce texte.

Je ne veux pas faire de mal (par mes gestes ou mots) à mes enfants, mon épouse/mon époux et je ne sais pas comment faire pour gérer mes émotions. Comment faire pour ne pas exploser ? Que faire si je sens ma tension monter ?

Déjà sans confinement il n’est pas toujours évident d’être un parent ou un partenaire irréprochable. Par ces temps-ci il est d’autant plus important de bien prendre soin de soi-même, afin de ne pas faire ou dire des choses que l’on va regretter par la suite.

N’hésitez-pas à prendre contact avec notre service Riicht Eraus au numéro : 2755 5800. Nos conseillers sont là pour vous écouter et vous conseiller.

Je suis expulsé de mon domicile suite à des violences. Que dois-je faire ?

Vous avez l’obligation, par la loi, de prendre contact avec le service Riicht Eraus par téléphone au 2755 5800. Nous vous proposerons alors un rdv téléphonique à une date et une heure qui vous convient.

Je suis expulsé de mon domicile suite à des violences. Où me loger ?

Appelez le service Riicht Eraus au 2755 5800. Ensemble, nous allons trouver une solution afin de vous loger le temps de l’expulsion.

Comment se déroulent les consultations en ce temps de crise avec les conseillers du Riicht Eraus ?

Nous ne pouvons, malheureusement pas accueillir physiquement les personnes qui veulent nous consulter. Nos conseillers assurent néanmoins toutes les consultations par téléphone sur rdv. Si vous souhaitez un rdv, il suffit d’appeler le 2755 5800 et de fixer une date et une heure pour une consultation téléphonique. Dès que l’état d’urgence sera levé, les consultations reprendront dans nos locaux.

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Source : Merci au Riicht Eraus, Service de consultation et d’aide pour auteurs de violence de la Croix-Rouge luxembourgeoise pour la rédaction de ce texte.

La gestion du couple pendant le confinement

Nous sommes actuellement dans une situation exceptionnelle qui exige de nous un effort d’adaptation. Nombreux facteurs de stress viennent nous affecter. Au-delà des restrictions de nos libertés personnelles, nous sommes confrontés à une pluralité de défis liés aux circonstances de la pandémie : notre santé et notre situation financière sont devenus plus préoccupantes. En même temps, nos stratégies habituelles mises en place pour surmonter le quotidien, comme se distraire en sortant ou rencontrer des gens, sont désormais restreintes. 

Ainsi, le rôle de soutien mutuel que permet le couple devient plus important. Durant ce confinement, les couples passent plus de temps ensemble et doivent adapter leurs habitudes. Il est tout à fait faisable de surmonter ensemble cette situation extraordinaire, de faire usage de cet appui mutuel et même de renforcer les liens dans le couple durant ce confinement.

La manière de s’y prendre est certainement différente pour chaque couple, car chaque personne est individuelle et chaque couple est unique.

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Grâce à notre expérience en tant que thérapeutes de couple, nous sommes heureux de transmettre des pistes qui ont été utiles pour de nombreuses personnes dans le passé. Parmi les propositions suivantes, certaines peuvent vous correspondre :

  • Acceptez que la situation actuelle est difficile et restez positif. Rester positif ne veut pas dire être de bonne humeur tout le temps, mais être conscient que dans le futur, la situation s’améliorera.
  • Essayez d’interagir avec bienveillance avec votre partenaire : si vous êtes confronté à des émotions négatives, faites preuve de compréhension et adoptez une réaction apaisante.
  • Soyez indulgent et tolérant envers votre partenaire, ce qui lui aidera à son tour de mieux accepter vos propres « défauts ».
  • Restez créatifs, trouvez des activités communes qui vous correspondent. Vous trouverez quelques suggestions dans le paragraphe : Idées d'activités pour les couples.
  • Les détails de la vie quotidienne sont importants : un sourire, un geste d'affection, des petites attentions, une caresse, un bisou – un zeste de tendresse dans un quotidien lourd peut faire des miracles et renforce le lien.
  • Maintenez les rituels : une routine aide à empêcher de devenir las ou dépressif. Cela peut engendrer des conflits, surtout pour les couples, si tout le monde vit à son rythme sans se soucier de l’autre. Soutenez-vous et motivez-vous mutuellement.
  • Prenez soin de vous, d’abord pour vous-même, mais aussi pour votre partenaire. Et pourquoi pas bien s’habiller, comme si vous aviez un rendez-vous ?
  • La nouvelle situation oblige la plupart des couples à faire du télétravail. Il est important de prendre de bonnes dispositions, surtout si les deux partenaires sont concernés : qui occupe quand quelle pièce? A quels moments puis-je « déranger » ? Organisons-nous des pauses ensemble ? Quand est-ce que se finit notre journée de travail ? Le travail à domicile, si mal pensé, peut envahir la vie privée. Le changement a été soudain, tout le monde n'a pas réussi à départager suffisamment son travail de sa vie privée. Aidez-vous mutuellement à trouver le bon moment de vous débrancher et de passer en « mode privé ». Marquez la transition en changeant de vêtements, en rangeant les documents de travail dans un tiroir… . N'attendez pas l’accumulation de la frustration, agissez préventivement.
  • Créez des « moments de qualité » pour votre couple - surtout si vous avez des enfants à la maison. Un bon moment entre partenaires ne se mesure pas en minutes ou en heures, mais en intensité du partage. Soyez attentif à votre partenaire, offrez-lui de l’intérêt et proposez-lui l’espace pour s’ouvrir à vous. Renseignez-vous tous les jours sur son bien-être, ses inquiétudes et ses peurs. Écoutez attentivement tout en évitant d’émettre des remarques irréfléchies et retenez-vous de lui faire la morale.
  • À ces moments, vous devez désactiver toutes les sources possibles d'interférence (réseaux sociaux, home office…) et consacrer toute votre attention à votre partenaire. Il est particulièrement utile pour ceux, dont l’amour ne rayonne plus de sa fraîcheur initiale, de coordonner les moments de rencontre. Autrement, vous réaliserez que vous êtes passés l’un à côté de l’autre quand la journée sera déjà finie.
  • Bien sûr, chacun a besoin d’espace pour lui-même. L’ampleur de ce besoin est différent pour chacun des partenaires. En période de sorties restreintes, ces moments de retraite sont plus difficiles à organiser. Il est important de prendre de bonnes dispositions afin d’éviter que la proximité inhabituelle et involontaire ne devienne un fardeau. Communiquez à votre partenaire clairement et avec amour que vous avez besoin d'un moment durant lequel vous ne souhaitez pas être dérangé/e, mais aussi combien de temps vous aimeriez être seul/e. A l'inverse, il est important de respecter les moments du partenaire et de ne pas le/la déranger. A la fin de ces moments, revenez auprès de l’autre, saluez-le/la avec un bisou ou une phrase invitant à la rencontre : « re-bonjour, je suis de retour ». Ainsi, la transition vers le « temps ensemble » se fait en douceur.
  • Beaucoup de couples plus âgés ont déjà développé une routine pour passer leur temps à la maison. Cependant, la situation exige d’eux également une ré-invention de leurs stratégies : les méthodes pour souffler et prendre une pause de la proximité ne peuvent plus être appliquées comme avant. Comme il est difficile d’évaluer le risque d’infection, les sorties peuvent être anxiogènes pour certaines personnes âgées qui n’arrivent plus à se ressourcer durant leurs sorties.
  • Si l'un des partenaires est particulièrement stressé, par exemple en raison de sa situation de travail ou de ses peurs et craintes liées à la crise sanitaire, ou par souci pour les membres plus âgés de sa famille, soyez là pour lui durant cette période. Maintenant plus que jamais, il/elle a besoin de quelqu’un qui l’écoute, d’empathie, de réconfort. Retenez-vous, dans un premier temps, de parler, de vouloir lui proposer vos conseils bienveillants. A la place, restez dans un rôle d'écouteur, soyez empathique, accueillez ce qui l’attriste, entendez ce qui l’affecte jusqu’à ce qu’il/elle revienne au calme. À un moment donné, la personne se sentira écoutée et sera de nouveau réceptive pour mener un dialogue constructif. Parfois, il ne faut pas parler du tout, un câlin, votre présence silencieuse suffit pour apaiser l’autre.
  • Si l'un des deux partenaires travaille dans une profession médicale ou paramédicale, il/elle peut rentrer à la maison particulièrement fatigué/e ou stressé/e. Il/elle a alors besoin de plus de temps pour se détendre, pour évacuer le stress, pour digérer le vécu de la journée. Dans ces moments, il/elle a besoin de beaucoup de compréhension de votre part, aidez-le/la à laisser sa journée derrière lui/elle. S’il/elle n’est pas compris/e, il/elle peut se sentir déçu/e et s’isolera pour revenir au calme. Cet isolement frustrera l’autre partenaire à son tour. Des cercles vicieux involontaires peuvent alors apparaître.
  • N'oubliez pas de maintenir des moments de plaisir, de bonheur et de relâchement dans votre relation. Avant de s’endormir, dites-vous ce qui vous a fait rire aujourd'hui, quels souvenirs vous retenez de la journée. Partagez ce que vous avez découvert sur internet ou à la télévision, ce qui est stimulant ou relaxant. Quand la joie est partagée, elle est double.

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Même si le couple se retrouve sous le même toit, il n’est pas évident de trouver des manières de passer du temps ensemble, à deux, lors de ce confinement qui commence à devenir long. Là où il était avant possible de raconter à l’autre les hauts et les bas de sa journée, d’aller ensemble à un concert ou au cinéma, de sortir avec des amis communs – il reste maintenant un quotidien dénué de choses excitantes à raconter et qui demande de nous de nouveaux efforts pour rester proches. Nous comptons sur votre créativité afin de réinventer votre temps passé ensemble, briser les conventions, vous surprendre vous-même et votre partenaire.

De notre côté, nous vous proposons quelques idées d’activités desquelles vous pouvez partir pour créer votre propre moment.

1. De manière générale

  • Gâtez votre partenaire avec des attentions : un massage, une table préparée avec soin, des fleurs, un poème, des post-its avec quelques mots d’attention ou même une lettre d’amour. Vous savez le mieux comment faire plaisir à votre partenaire.
  • Parlez de la suite : quelles sont les choses que vous attendez avec impatience ? Quels sont vos plans pour le futur ? Si les vacances à la mer tombent à l’eau, comment pouvez-vous planifier autrement votre été ?

2. A la recherche du temps perdu

  • Dans l’esprit de faire les choses qui ont toujours été postposées dans le passé : ensemble, mettre de l’ordre dans les photos sur l’ordinateur ou dans les vieilles boîtes, faire des albums photos. Ce sera comme un voyage dans le temps à deux. Ne vous gênez pas, soyez romantiquement nostalgiques.
  • Et si vous réaliseriez des petits projets intérieurs ensemble ? Vous êtes à deux dans votre entreprise : quels travaux de rénovations pouvez-vous effectuer à la maison ? Que peut-on faire dans le jardin pour qu’il soit prêt pour la saison de barbecues ? Travailler à deux sur des projets communs renforce de sentiment d’appartenance : c’est votre nouveau « coin fleurs » dans le jardin, c’est votre living fraîchement peint…

3. Se retrouver, au calme

  • Evacuez le stress ensemble à travers la méditation ou le yoga. Sur Youtube, vous trouverez une multitude de vidéo d’initiation aux différentes formes de méditation.
  • Lire à haute voix à deux, dans le lit, sur le fauteuil, sur le balcon ou encore dans le jardin. Choisissez un livre qui vous plaît et lisez chacun à tour de rôle un chapitre à voix haute. Fermez les yeux et écoutez la voix de votre partenaire, la tête reposée sur un coussin ou ses genoux.
  • Les petits plats entretiennent l’amour : prenez le temps de cuisiner ensemble, allumez la musique et dansez pendant que les pâtes cuisent, faites un pique-nique sur votre balcon ou dans votre jardin ou encore déjeunez dans le lit.
  • Date Night : planifiez une soirée, donnez-vous rendez-vous à 20h dans le salon, habillez-vous comme si vous sortiez, mangez quelque chose de bon en tête à tête, soyez séduisants l’un pour l’autre, menez votre danse nuptiale, ouvrez une bonne bouteille – c’est un rendez-vous, montrez vos bons côtés. Le but de cette soirée et de réinstaurer le romantisme en ces temps mats. Prenez le temps de vous regarder dans les yeux, de vous faire des compliments et de savourer la soirée comme si vous étiez seuls au monde.

4. Approfondir le dialogue

  • Big Talk au lieu de Small Talk. Parlez de choses profondes et ne restez pas à la surface. Ainsi, vous pouvez créer une atmosphère chaleureuse et explorer votre propre relation : qu'aimiez-vous faire ensemble auparavant ? Peut-être que l'une ou l'autre activité oubliée depuis longtemps est toujours amusante aujourd'hui ? Remettez-vous dans l’esprit d’antan et profitez de cette expérience pour deux.
  • Si vous êtes d’humeur à vous lancer dans une réflexion sur l’histoire de votre couple, vous pouvez vous poser la question : quels ont été les hauts et les bas de notre relation ? Notez alors les éléments qui vous viennent en tête sur une feuille. C’est une manière d’identifier d’anciens malentendus, des anciennes blessures et dans le meilleur des cas, de les guérir. Cet exercice permet aussi de revivre les moments de bonheur et de dépoussiérer les bons souvenirs.
  • Dans son livre Think Love, le thérapeute de couples et sexologue Ulrich Clement propose des questions afin d’apprendre à mieux connaître les désirs de son partenaire. Voici quelques exemples de questions, posez-les-vous mutuellement :
  1. Si vous comparez ce que vous savez aujourd'hui de votre partenaire et que vous ne saviez pas au début de votre relation : qu’est-ce que vous avez déjà bien reconnu au début de la relation et qu’est-ce que vous aviez mal évalué dans le temps ?
  2. Quel genre d'initiative sexuelle de votre partenaire aimeriez-vous ?
  3. Si votre partenaire vous propose : "Tu peux faire tout ce que tu veux avec moi" - comment réagiriez-vous ?
  4. Qu'est-ce qui vous manquerait le plus en cas d’une séparation d'avec votre partenaire ? Qu'est-ce qui vous faciliterait le détachement en cas d’une séparation d'avec votre partenaire ?
  5. En quoi êtes-vous tous deux très différents mais complémentaires ?
  6. Dans l’hypothèse où votre partenaire vous tromperait. Dans quelles circonstances seriez-vous capable de lui pardonner ou d’accepter cela ?
  7. À quand remonte la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ?
  8. À quand remonte la dernière fois que vous avez ri au lit ? À propos de quoi ?
  9. Quelles nouvelles idées, quel nouveau souffle, aimeriez-vous apporter dans votre couple aujourd’hui ?
  10. Dans quoi êtes-vous particulièrement doué/douée ? Où voyez-vous votre qualité spéciale en tant qu’amant/amante ?
  11. Qu'est-ce que vous n'osez pas faire ou dire parce que vous avez honte ?
  12. Supposons que des amis vous offrent une séance avec un sexologue : de quoi aimeriez-vous discuter avec lui ?
  13. Dites-vous clairement à votre partenaire où et comment vous souhaitez être touché ?
  14. Selon vous, qu'est-ce que les hommes ont du mal à comprendre sur la sexualité féminine ? / Que pensez-vous que les femmes ont du mal à comprendre sur la sexualité masculine ?

5. Multimédia à deux

  • Écoutez de la musique autrement ! Asseyez ou allongez-vous à 2 sur un fauteuil, sur un lit, par terre, l’un à côté de l’autre, tenez-vous la main, ne vous la tenez pas, parlez où écouter silencieusement, tout est permis, tant que vous écoutez ensemble les sons qui sortent de vos enceintes. Faites découvrir votre musique à votre partenaire, écoutez un concert live et simulez d’y être, réécoutez les chansons de votre jeunesse, parlez des choses que la musique vous fait ressentir …

Si vous manquez d’inspiration, voici une sélection d’albums et de concerts disponibles sur YouTube, que vous pourrez découvrir ensemble :

  1. Keith Jarrett – The Bremen Concert 1975
  2. Dominique Guiot – L’univers de la mer 1978
  3. Osamu Kitajima – Masterless Samurai
  4. Colette an Fernand – Hir beschte Lidder
  5. Kimio Eto – Koto Master
  6. John Neptun with Arakawa Band – Bamboo
  7. Yazz Ahmed – Polyhymnia
  8. Mondo Grosso – Closer
  9. Apache – Renaissance
  10. Herbie Hancock – Head Hunters
  11. The Who – The Origins
  12. Wynton Marsalis – Jazz in Marciac 2009
  13. Zaz – Jazz Open 2015
  14. Agnes Obel – Camera’s Rolling
  15. Mammane Sani et son Orgue – Tunan
  • Comme avec la musique, écoutez des livres audios, des pièces radiophoniques ou des podcasts. Qu’il s’agisse de romans connus, d’histoires policières, de crimes non-élucidés, de science-fiction… Youtube est une véritable fourmilière pour trouver du matériel pour tous les goûts, dans toutes les langues.

Voici quelques propositions que vous trouverez facilement sur Youtube :

  1. Fantômas, le génie du crime
  2. Le manoir – un secret épouvantable
  3. Paulo Coelho – L’alchimiste
  4. Orson Welles – War of the Worlds – Radio broascast 1938
  5. The Secret Garden – full audiobook
  6. The Last Wish (The Witcher 1)
  7. Der Hobbit, Hörspiel
  8. Sherlock Holmes (Die Originale)
  9. Der Unbesiegbare – Syfy
  • Beaucoup de jeux vidéo s’apprêtent à jouer ensemble. Selon le type de jeu, on est dans la même équipe et on doit atteindre un objectif commun, on joue l’un contre l’autre, on s’entre-aide à résoudre les énigmes… Vous partagerez des moments de rire, des moments d’énervement, des moments de joie, des moments de suspens – dans tous les cas, vous le faites ensemble.

Il y en a pour tous les goûts, trouvez un titre qui vous convient. Voici quelques suggestions toute console confondue :

  1. Mario Kart
  2. Crash Bandicoot – CTR Nitro Fueled
  3. Overcooked
  4. Heavy Rain
  5. Little Big Planet
  6. Life is Strange

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Le temps est particulièrement difficile pour les parents. En plus des tâches quotidiennes comme le home schooling, le télétravail, s’occuper des enfants, maintenir le contact avec les membres plus âgés de la famille… ils doivent veiller à ne pas négliger la relation avec le partenaire. En raison de la présence permanente des enfants, le temps à deux devient un précieux trésor qu’il faut s’efforcer de préserver et d’entretenir. Si les deux parents réussissent à maintenir une bonne interaction, le confinement peut même s’avérer bénéfique.

Beaucoup de suggestions ont déjà été faites dans les chapitres précédents. Celles qui suivent s’appliquent particulièrement aux couples avec des enfants :

  • Expliquez à vos enfants que les parents ont également besoin de passer du temps ensemble. Il est important que les enfants apprennent à respecter les besoins de communication, de calme et d'intimité des parents. Si le couple est plus fort, toute la famille en profite. Des parents équilibrés font de meilleurs parents.
  • Idéalement, lorsque le couple passe du temps ensemble, les réseaux sociaux devraient être mis à l’écart. Débranchez-vous de votre travail sans rancune. Trouvez des occupations pour les enfants. En vue de permettre un moment de tête à tête avec votre partenaire, montrez-vous plus généreux sur le temps que les enfants ont le droit de passer devant un écran. Un autre moyen est d’organiser une session Skype avec les grands-parents, session durant laquelle vous et votre partenaire pouvez être seuls/seules.
  • Les petits gestes au quotidien sont d'autant plus importants que l'on passe moins de bon temps ensemble : un sourire réconfortant, une marque d'affection, une petite attention ou une caresse suffisent parfois pour miraculeusement embellir le quotidien. N’hésitez jamais à faire un compliment à votre partenaire (même en présence des enfants !). Avant de dormir, exprimez votre gratitude à l’autre, reconnaissez ses efforts : « mon amour, depuis le début du confinement, tu te donnes tellement de mal pour la famille, merci beaucoup. »
  • Il faut veiller à ce que les besoins individuels des deux partenaires soient pris en compte de manière égale. Une nouvelle situation demande un nouvel équilibre : actualisez vos rôles de parents en départageant les responsabilités de manière équitable.
  • Les parents peuvent avoir des opinions différentes et en débattre. Pensez à ne pas étouffer les conflits, même s’ils sont petits. Vous pouvez expliquer aux enfants qu'en tant que parent, vous n'êtes pas toujours d'accord et que des discussions sont nécessaires afin de mieux se comprendre à la fin.
  • Évitez les reproches et les disputes violentes en présence des enfants. (Attention : les murs ont aussi des oreilles). Donnez l’exemple à vos enfants, montrez-leur comment régler des différents d’opinion de manière constructive : éclairez les malentendus et exprimez des excuses.
  • Évitez de creuser dans les vieux conflits ou les problèmes accumulés dans le passé durant cette période. Ne surchargez pas excessivement les enfants avec vos conflits. Nous conseillons vivement de prendre contact avec des experts si un conflit important devait éclater pendant cette période. Il vous apportera un soutien immédiat et pourra vous soulager dans l’instant.

-> En plus de la hotline psychologique 8002 8080, certains centres de consultations spécialisés en matière de couples ont également mis en place une permanence téléphonique.

-> En cas de violence domestique, de tentatives d'intimidation et de menaces, veuillez lire le chapitre à ce sujet sur cette page et contacter directement les centres de consultation concernés ou la police.

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Nous parlons de famille recomposée (Patchworkfamily) lorsque la mère ou le père - après le décès de l'autre parent ou après une séparation - vit avec son nouveau partenaire, que ce soit de façon permanente ou temporaire. Souvent, dans une famille recomposée, il y a des enfants issus de relations antérieures, des enfants issus du couple actuel, qui deviennent alors demi-frères et demi-sœurs. Après un divorce, les enfants vivent de manière alternée dans la nouvelle situation de l’un et de l’autre parent (famille monoparentale ou famille recomposée). Consultez le chapitre sur les parents séparés pour des information complémentaires à ce sujet.

Une particularité à considérer dans ce cas de figure, c’est que les enfants ont un lien différent avec leur parent biologique et le beau-père ou la belle-mère. Ce nouveau lien n’est pas toujours évident à établir. Surtout en cette période ou la proximité est forcée, des tensions supplémentaires peuvent survenir lors de la cohabitation avec les beaux-parents. La proximité physique ou émotionnelle naturelle entre un enfant et son parent biologique n’est pas automatiquement attribué dans sa relation au beau-parent. Il se peut que la présence allongée du (nouveau) partenaire de la mère ou du père soit difficile à supporter pour l’enfant, surtout sans les temps de pause habituels (écoles, sorties…).

  • Le beau-parent doit être très conscient de son rôle et ne doit pas s’imposer : le parent biologique, en tant que tuteur légal, est la première personne de contact pour les enfants. Cependant, le beau-parent peut agir comme modérateur en cas de conflit.
  • Le beau-parent ne doit pas entrer dans une concurrence avec le parent absent des enfants. Même en son absence, le parent biologique conserve l’autorité parentale sur les enfants [1]. Le beau-parent doit respecter cela en tout temps. Par contre, il ou elle peut à tout moment être un adulte aimant et engagé envers les enfants, un/e partenaire de conversation et de jeu et ainsi jouer un rôle important dans leurs vies.
  • Dans les familles recomposées, l'équilibre entre le temps passé avec les enfants et le temps passé en couple est particulièrement délicat. Cela demande des efforts de toutes les parties : pour le parent biologique, cela signifie de ne pas donner à son partenaire le sentiment d'être négligé au dépit des enfants (ce qui est particulièrement difficile si le temps avec les enfants est limité); pour le beau-parent, cela signifie de permettre au parent de passer du temps seul avec ses enfants et de se retirer temporairement; pour les enfants, cela signifie de respecter le nouveau couple et de ne pas se mettre entre les deux.
  • Des rivalités peuvent naître entre les enfants d'un parent et les enfants de l'autre dans les familles recomposées. Ceci surtout si les enfants de l'autre partenaire bénéficient de plus de temps avec leur parent. Il faut savoir que certains enfants de parents séparés peuvent uniquement contacter leur père ou leur mère par téléphone ou vidéoconférence. Cela les attriste de voir que les enfants du partenaire (leurs demi-frères et demi-sœurs) bénéficient de plus d'attention. Il est important de veiller à ce qu'aucun enfant ne se sente exclu ou négligé.

Vous trouverez d'autres suggestions sur le thème des familles recomposées dans la brochure : Familles en séparation ou en divorce, consultable sur la page d'accueil du Familljen-Center.

[1] Selon les nouvelles lois relatives au divorce de novembre 2018, le nouveau partenaire qui vit avec un parent qui détient l’autorité parentale peut obtenir, avec l’accord du 2ième parent détenteur de l’autorité parentale, un mandat d’éducation quotidienne.

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Les restrictions de sorties sont particulièrement difficiles à supporter pour les couples traversant une crise ou en phase de pré-séparation. Que faire si de petites choses mènent régulièrement à des querelles, si des divergences d'opinions se répètent continuellement, si les accusations ou la méchanceté sont à l'ordre du jour, si vous ne pouvez littéralement « plus sentir l’autre » ? Durant ces moments, le couple aurait besoin d’une occasion pour s'éviter temporairement. Bon nombre des stratégies habituelles qui permettent à chacun de prendre ses distances et d’avoir un peu d’air frais, comme par exemple travailler ailleurs qu’à la maison, sortir seul, rendre visite à des amis, assister à des événements culturels ou sportifs ... ne sont pas possible pour l’instant. Parfois, les couples en dispute parviennent à se calmer grâce à la distance spatiale, puis à résoudre le différend de manière constructive. En période de confinement, il est moins aisé d’éviter de se marcher sur les pieds et l’énervement sur le partenaire se dissipe plus lentement. Qu'est-ce qui pourrait aider ?

  • Prenez conscience que la situation est stressante pour les deux partenaires. Élargissez votre point de vue, faites preuve de compréhension pour l'irritation et la tension spécifique à cette période.
  • Instaurez une « union sacrée » (éviter les conflits internes pour mieux faire face aux menaces externes) avec votre partenaire. Acceptez de renoncer à un comportement négatif, arrêtez les conflits quand ils sont dans leur stade initial et ne les laissez pas s'intensifier. Tentez de maîtriser le confinement comme le ferait une équipe unie.
  • Faites attention au ton de vos propos et ne répondez pas aux provocations (apparentes) de votre partenaire. Les sentiments négatifs ou les irritations ne doivent pas être à chaque fois exprimés immédiatement.
  • N'opprimez pas votre partenaire et ne le suivez pas s'il/elle a besoin de s’éloigner pendant un moment. Chacun a le droit d'interrompre une conversation quand elle devient trop pesante et de se retirer. Avec le consentement de chacun, la discussion peut être reprise à un moment ultérieur.
  • Convenir d’un signal « STOP » : si une personne remarque qu'une discussion risque de devenir incontrôlable, ou si elle se sent attaquée par le partenaire, elle donne le signal préalablement convenu (par un mot, un signe de la main ...) ce qui clôture immédiate de la discussion et permet à chacun de souffler.
  • Planifiez des moments où les discussions sur les conflits peuvent avoir lieu. Ce n'est qu'à ces moments que les sujets sensibles peuvent être abordés. C’est aussi le moment d’exprimer les sentiments négatifs. Ainsi, chacun des partenaires peut se préparer à avoir ces discussions. Il est important de fixer une limite de temps pour ces discussions et de la respecter (réveil, sonnerie sur téléphone portable). Les problèmes qui n'ont pas pu être résolus de manière constructive en moins d'une heure ne le seront toujours pas après trois heures épuisantes. Évitez d’avoir ces conversations le soir, dans la chambre, afin de ne pas vous mettre d'humeur tendue lorsque vous vous apprêtez à dormir. N’utilisez pas les nuits pour résoudre les litiges (par exemple pas après 22h). Après l'entretien, remerciez le partenaire pour son temps et son attention (même si le résultat n'était pas satisfaisant).
  • Le contact physique peut calmer les tensions. Par exemple, en tendant la main à l’autre lors des conversations difficiles, il est possible de lui indiquer l'intention de ne pas vouloir le/la blesser délibérément avec les critiques exprimées. Faire un petit câlin après une dispute peut accroître la familiarité et apporter du réconfort, même si les problèmes n'ont pas (encore) été résolus. Mais attention : le contact physique ne doit pas être imposé au partenaire. Tout « non » doit absolument être respecté.
  • Soyez attentifs lorsque vous avez des rapports sexuels lors de crises aigues dans le couple. Si la proximité physique peut avoir un effet libérateur, beaucoup de personnes vivent les relations sexuelles dans les périodes de tensions comme une invasion de leur intimité ou comme viol. En raison des restrictions de sortie actuelles, il se peut que l’autre ait le sentiment d'être emprisonné/e à la maison et d'être livré/e au partenaire. Afin d'éviter tout malentendu, veillez à ce que les rencontres sexuelles soient clairement consenties mutuellement.
  • Si vous avez des enfants, évitez les disputes en leur présence. Les enfants ne doivent jamais être impliqués dans un litige avec le partenaire. Ils ont le droit de ne pas être surchargés par les problèmes de leurs parents et de ne pas devoir prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Le conflit de loyauté est l'un des facteurs de stress les plus durs à porter pour les enfants. Les conséquences d’un conflit de loyauté sont désastreuses et peuvent mener l’enfant à se retrancher dans une dépression ou des comportements agressifs.
  • En cas de surcharge émotionnelle, de sensation de panique ou lorsque vous sentez que vous pourrez devenir violent (physiquement ou verbalement), il est important de prendre ses distances, d'essayer de respirer profondément (utiliser des techniques de respiration) ou de se distraire jusqu'à ce que vous soyez calmé. Si la tension persiste, décrochez le téléphone et appelez un ami, appelez la hotline ou contactez un psychologue.

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Pour les couples qui sont en conflit depuis longtemps, nous conseillons de procéder à un « détachement intérieur »[1]. Selon celui-ci, les partenaires apprennent à se détacher l’un de l’autre en 5 étapes successives. Ce processus, que chaque partenaire effectue pour lui-même, aide les couples à sortir d’une dynamique de disputes et de clarifier le regard porté sur soi-même et de ne pas se sentir responsable d’une relation échouée. Ce processus apporte un regard plus neutre sur la relation. Ceci à condition de se défaire de l’idée que l’autre est fautif pour tous les problèmes et d’explorer ses propres comportements qui ont contribué à l’effritement de la relation. Ceci dit, pour les couples qui souhaitent rester ensemble malgré leurs tensions répétées, le « détachement intérieur » permet un nouveau départ.

Après une séparation ou un divorce, ces 5 étapes permettent d'éviter des conflits éternels et ainsi les ravages d’une « guerre » continue (une « guerre des rose »). Les couples qui sont sur le point de divorcer peuvent préparer cette séparation intérieure afin de faciliter leurs interactions sur les détails pratiques dans le futur, comme par exemple le partage des biens et la garde des enfants.

Les 5 étapes sont :

  1. Arrêter de critiquer l'autre.
  2. Reconnaître ses propres erreurs et demander pardon.
  3. Qu'est-ce que j'ai appris de l’autre ?
  4. Remercier l’autre pour le temps passé ensemble.
  5. Discuter des perspectives pour l’avenir et des informations pratiques.

La brochure « La psychologie de la séparation : les étapes vers un détachement intérieur » peut être consultée sur le site du Familljen-Center:

[1] D'après un concept de Michael Cöllen, thérapeute de couple et auteur.

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Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

Les enfants de parents séparés sont habitués à faire la navette entre leurs nouvelles familles. Ils vivent en alternance avec l'un ou avec l'autre parent et participent à leurs vies. On peut dire qu'ils ont appris à évoluer dans deux mondes différents. Même s'ils ne voient l'un des parents uniquement durant les longs week-ends et les vacances, ils ont besoin d'échanges réguliers avec les deux.

Avec les restrictions de sortie, les allers-retours sont désormais plus compliqués. Au cas où les enfants doivent traverser une frontière vers un autre pays, il existe des attestations de déplacement et de voyage qui permettent aux enfants de rendre visite à l'autre parent dans son lieu de résidence malgré le confinement.

La convention sur les droits des enfants stipule clairement qu’un bon contact avec les deux parents est nécessaire pour un développement sain des enfants. Cela vaut également durant la situation de confinement ! Même si certaines personnes insisteraient pour garder les enfants complètement chez eux, il est important de souligner que des conséquences psychologiques peuvent apparaître si le droit de visite est négligé. Du moment que les parents ne se sont pas vus imposer une quarantaine et qu’ils n’appartiennent pas à un groupe à risque, les enfants doivent garder la possibilité de visiter les deux parents alternativement, comme d'habitude, en tenant compte des règles d'hygiène.

Malheureusement, il y a encore des parents qui, pour des raisons personnelles, refusent tout contact direct avec leur ancien partenaire. Étant donné qu’il est temporairement impossible de s’échanger les enfants avec les méthodes de transfert habituelles (un les apporte à l’école, l’autre va les chercher à la crèche, le transfert se fait avec les grands-parents …), les ex-partenaires ne peuvent que difficilement éviter un contact minimal lors du transfert de bras à bras. Les parents sont tenus de prendre en considération les enfants et de ne pas s'agresser devant eux lors de ce contact.

Si le contact personnel avec un parent n'est pas possible pour des raisons de santé ou autre, il est essentiel de s'assurer que l’enfant puisse garder un contact virtuel régulier avec lui/elle. Alors que les enfants plus âgés ou les adolescents peuvent entrer en contact de manière indépendante à l'aide de leur smartphone, les jeunes enfants ont besoin du soutien du parent avec lequel ils vivent. Si les enfants plus âgés « oublient » parfois de contacter l’autre parent d’eux-mêmes, vous pouvez le leur rappeler. N'oubliez pas les grands-parents des deux côtés !

En ce qui concerne le contact virtuel, les enfants en bas âge ont besoin de la volonté et de l’aide des parents pour mettre en place le matériel nécessaire à la communication et ceci même lorsque les deux ex-partenaires ne s’entendent pas du tout. Évitez de faire de ce moment une occasion de dispute avec l'autre parent où l’enfant devient le témoin.

Lors des appels téléphoniques ou de contacts virtuels, prenez en compte l'intimité des enfants et du parent absent, par exemple en quittant la pièce après avoir initié l’appel et sans écouter ou espionner l'enfant. Étant donné que chaque contact (direct, téléphonique ou virtuel) exige un effort d'adaptation de la part des enfants, il est important de respecter les horaires convenus pour ces contacts et de maintenir ce qui a été convenu. Cela permet aux enfants de se préparer intérieurement à un appel et, le cas échéant, vous pouvez les aidez à se préparer. Au parent qui ne vit actuellement pas avec l’enfant, il importe de respecter les heures convenues et de le contacter uniquement à ces moments-là.

Enfin, il convient de souligner que les enfants peuvent développer des peurs fondées ou irrationnelles à propos de leurs parents pendant la pandémie. Leurs inquiétudes peuvent être atténuées en les réconfortant régulièrement, leur dire que les deux parents se portent bien. Les enfants qui sont en contact régulier avec la mère et le père se soucient moins de leur bien-être et se sentent plus en sécurité en ces temps marqués par l’incertitude.

 

Source : Ce texte a été rédigé par un comité de rédaction composé par des thérapeutes conjugaux et familiaux du ‘Familljen-Center'. Ont collaboré au projet : Jean-Paul Conrad, Margit Schneider-Quast, David Velazquez et John Weber.

 

Notre nouveau rapport aux écrans – un vrai défi

Du télétravail à l’école à distance en passant par les visioconférences avec les grands-parents, l’écran a pris une place déterminante au sein de chaque ménage. Laptops, ordinateurs, tablettes numériques et smartphones sont devenus des outils incontournables pour maintenir un contact avec le travail autant qu’avec l’école et la famille.

Non seulement la vie professionnelle et scolaire, mais aussi la vie sociale se voient désormais réduites à des outils comme Zoom, Facetime ou Skype. Si, avant, les enfants rencontraient leurs ami(e)s dans la cour d’école ou la salle de classe, leurs contacts se déroulent maintenant dans le monde virtuel : Whatsapp, Snapchat, Tiktok,… Comme de nombreux adolescents maîtrisent ces outils depuis longtemps et que leurs parents en ont par conséquent déjà entendu parler, ces derniers leurs permettent exceptionnellement de recourir plus souvent à ces applications, espérant ainsi palier à un manque de contacts sociaux si importants et vitaux pour les adolescents.

Qu’en est-il cependant lorsque le temps passé à jouer à des jeux vidéo sur ordinateur ou des consoles est, lui aussi, nettement augmenté ?

Force est de constater que les jeux en ligne permettent également d’entretenir un contact indispensable avec ses ami(e)s (« Quoi de neuf ? Comment allez-vous ? »). Les contacts sociaux sont maintenus et, en même temps, l’on joue et rit ensemble.

Au vu du contexte actuel, cette situation constitue-t-elle alors une diversion bénéfique ou doit-elle plutôt préoccuper ?

Pour les adolescents, une consommation augmentée des écrans se justifie aisément : cours en ligne, devoirs à domicile, échanges avec les professeurs,… En même temps, le contrôle de cette consommation numérique devient plus difficile pour les parents.

Dans l’absolu, le lien de causalité entre « plus de confinement (dû au coronavirus)» à « plus de temps d’écran » à « plus de dépendance » n’est pas vérifié.

La dépendance se manifeste normalement de façon discrète et se développe dans un premier temps de manière subliminale. Le terme de ‘dépendance’ est utilisé à partir de l’instant où le temps passé devant l’écran devient excessivement long, c’est-à-dire persiste au-delà de la crise du coronavirus, voire quand il s’amplifie, et cela pour une durée d’au moins 6 mois à un an.

Le retrait social ainsi qu’une perte évidente d’intérêt face à des occupations jadis populaires constituent habituellement des signes qui doivent mettre en garde (les parents). Précisons cependant que lorsqu’une activité ne peut être effectuée à cause des restrictions dues au coronavirus et que l’adolescent se voue davantage à des jeux vidéo, cela ne peut être considéré comme un risque de développement d’une dépendance.

Pour ce qui est cependant des adolescents ayant manifesté des anxiétés à l’égard de relations sociales, des états dépressifs ou encore ayant traversé des périodes prolongées à pratiquer des jeux en ligne déjà avant la crise du coronavirus, il existe un risque (réel) de dépendance. La consommation de jeux vidéo connaît un accroissement notable, accroissement qui semble se justifier par le confinement dû au Covid-19. S’y ajoute le danger pour les adolescents de prendre l’habitude de jouer plus souvent et, par extension, investir dans un jeu, créer de nouvelles amitiés et ainsi de suite, ce qui rendra une distanciation aux jeux d’autant plus compliquée que le jeu prendra une importance de plus en plus subjective pour le joueur/l’adolescent.

Un autre risque de dépendance apparaît quand le jeu prend la fonction d’échappatoire par rapport au flux de nouvelles pesantes en lien avec le Covid-19. Dans ce cas, jouer excessivement peut se transformer en une stratégie néfaste sur le long terme lorsqu’il s’agira de gérer des craintes ou du stress autres que ceux liés au coronavirus. Cela ressemble alors à une fuite dans le monde virtuel.

En bref, il est tout à fait normal et compréhensible que les enfants et adolescents passent plus de temps que d’habitude devant les écrans depuis le début du confinement. Cela n’a rien de grave.

Il existe cependant un risque généralisé de plonger excessivement longtemps dans le monde virtuel et d’y rester ‘attaché’ (cf. besoin de réussir dans un domaine particulier, besoin de reconnaissance, besoin d’entretenir des contacts sociaux à travers le gaming) si certaines limites de temps ne sont plus respectées.

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Source : Nous remercions Marc Bressler et l’équipe Ausgespillt (Anonym Gléckspiller asbl) pour la rédaction de ce texte.

Conseils importants à destination des parents:

  • Continuez à maintenir une structure temporelle ainsi que les routines familiales mises en place au préalable.

Ainsi, respecter le rythme d’une journée habituelle, surtout concernant l’heure du coucher, s’avère indispensable. La nuit doit permettre de récupérer à travers le sommeil et non pas donner lieu à pratiquer du gaming.

Veillez à structurer le temps passé à domicile et instaurez des plans journaliers.

Une structure et une organisation claires peuvent en effet contrer l’apparition d’un sentiment de perte de repères.

Il peut ainsi par exemple être bénéfique de se lever tous les jours à la même heure, de déjeuner ensemble (autres exemples : des promenades quotidiennes, faire des pauses et pratiquer un exercice physique avant et après les devoirs à domicile, partager les repas en famille,…).

  • Cherchez des tâches et activités alternatives à celles que les adolescents faisaient avant la mise en place des restrictions.
  • Délimitez clairement le temps passé devant l’ordinateur/la tablette pour effectuer les devoirs à domicile, jouer à des jeux en ligne, participer à une visioconférence, chatter avec des amis,...

Mettez-vous d’accord avec les enfants sur les limites de temps et les règles pour chaque membre de la famille.

  • S’il est vrai qu’il existe peu d’alternatives aux loisirs habituels, les parents se doivent d’imposer des limitations strictes. On peut ainsi exiger que les enfants/adolescents s’occupent les matinées ou les après-midis sans avoir aucun recours au gaming.
  • Veillez également à répéter régulièrement que le temps passé devant les écrans est certes augmenté pour l’instant (jeux, YouTube, Netflix,…), mais que cela ne perdurera pas au-delà du confinement.
  • Restez vigilants à l’égard de la durée que votre enfant passe devant l’écran. Si celle-ci s’accroît et que l’enfant réagit agressivement lorsqu’on lui rappelle les règles de délimitation installées préalablement, endiguez le temps d’écran, réinstaurez des règles et exigez qu’elles soient vraiment appliquées.

En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un service de soutien agréé.

Ausgespillt (Anonym Gléckspiller asbl) :

Du lundi au vendredi entre 10 et 16 heures : 26 48 00 38

Ou via courriel : info@ausgespillt.lu

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Source : Nous remercions Marc Bressler et l’équipe Ausgespillt (Anonym Gléckspiller asbl) pour la rédaction de ce texte.

Voici quelques critères pouvant conduire à un diagnostic de trouble du jeu vidéo (IGD - (Internet Gaming Disorder)

  • Désir démesuré d’une consommation continue de jeux vidéo
  • Diminution de la tolérance

Plus le temps passe et plus les périodes de jeu s’accroissent et s’intensifient, jusqu’à en devenir excessives.

  • Apparition de symptômes de sevrage

Irritabilité, anxiété ou agitation interne lorsqu’on est empêché de jouer.

  • Perte d’intérêt et isolement social

Attention à ne pas confondre développement de l’autonomie de l’adolescent (il se distancie de ses parents) et retrait progressif d’activités et centres d’intérêt que l’adolescent avait pourtant lui-même choisis.

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Source : Nous remercions Marc Bressler et l’équipe Ausgespillt (Anonym Gléckspiller asbl) pour la rédaction de ce texte.

 

Les personnes en situation de handicap intellectuel et la crise sanitaire

En temps de pandémie de Covid-19, les exigences sont élevées pour tous. Nous sommes confrontés à l'insécurité, aux peurs, à l'impuissance et à la perte d'habitudes et de routines. Soudain, nous vivons plus que jamais dans l'hétéronomie, c’est-à-dire selon des règles imposées et subies. Cela met à rude épreuve nos compétences et capacités, ainsi que notre humeur. Il est particulièrement difficile de garder son calme en temps de crise.

Les personnes en situation de handicap intellectuel sont toutefois beaucoup plus touchées par la pandémie de Covid-19. Les mesures drastiques, les exigences et les nouvelles réglementations augmentent la tension constante entre l'autonomie et l'hétéronomie dans leur vie quotidienne de façon significative.

L'une des principales restrictions pour les personnes en situation de handicap intellectuel est donc la perte d'autonomie supplémentaire. Les activités quotidiennes habituelles doivent être remises en question et adaptées. La perte des structures de soutien, des rituels et des routines fixes entraîne une forte insécurité, de l'irritation, des craintes et de la frustration.

Selon le degré de handicap, il existe plus ou moins de barrières linguistiques et de communication. À cause des masques, une autre partie importante de la communication non verbale est perdue. Normalement, nous détectons inconsciemment de nombreux signaux non verbaux de la personne d'en face. Avant tout, nous lisons sur les lèvres de l'autre personne lorsqu'elle parle. Cela fonctionne automatiquement, le sourire étant le plus important. Cette information est manquante lors de la communication avec le masque. En conséquence, des émotions telles que la joie, la peur ou la colère ne peuvent plus être reconnues. Le port d'un masque peut être source de stress et d'insécurité.

L'accès à l'information est souvent difficile pour les personnes en situation de handicap intellectuel et l'information ne peut être remise en question. La crise accroît la solitude, l'isolement et la négligence. Réduire au maximum les contacts physiques diminue encore la perception de soi et des autres.
Les aidants et les soignants sont en outre confrontés au dilemme entre, d'une part, le besoin de soutien et les besoins de la personne en situation de handicap et, d'autre part, les exigences de sécurité visant à réduire le risque d'infection. En effet, de nombreuses personnes souffrant de déficiences intellectuelles appartiennent au groupe dit vulnérable.

Il existe de nombreuses informations et sources d'information. Il est préférable de s'en tenir aux sources d'information et aux faits officiels. Les théories du complot n'aident personne et répandent l'incertitude et la peur. Les rumeurs n'aident personne. Si vous ne connaissez pas la réponse ou si vous n'êtes pas sûr, vous pouvez le dire. Vous pouvez toujours vous renseigner.

Voici quelques liens pour expliquer le virus Corona dans un langage simple :

Corona langage simple
https://corona-leichte-sprache.de/page/6-startseite.html

Santé au travail. Comment utiliser un masque ?
https://coronavirus.gouvernement.lu/fr/sante-au-travail.html

Page web de Klaro sur Corona
https://klaro.lu/index.php/fr/actuel

Unapei facile à lire
https://www.unapei.org/article/informations-sur-le-coronavirus-en-facile-a-lire-et-a-comprendre/

Napo Stop à la pandémie
https://www.napofilm.net/fr/napos-films/napo-stop-pandemic

Napo télétravail
https://www.napofilm.net/fr/napos-films/napo-teleworking-stop-pandemic

Les aidants ou les soignants ont la responsabilité de veiller à ce que les règles et les règlements soient mis en œuvre. Ces dernières semaines, les personnes souffrant d'une déficience intellectuelle ont principalement entendu et reçu des informations sur des choses qu'elles ne peuvent ou ne doivent pas faire. Dans la communication, il s'agit maintenant d'utiliser une formulation plus positive. De cette manière, nous renforçons également l'auto-efficacité. Par exemple :

Non pas : « Tu dois t’éloigner de deux mètres ».

Mieux vaut dire : « S’il te plaît, garde tes distances, regarde les inscriptions ».

Non pas : « Pas de contact » !

Mieux vaut dire : « Tu peux faire signe de la main à l'autre personne au lieu de lui serrer la main ».

Non pas : « Il faut tout simplement porter le masque ».

Mieux vaut dire : « Si tu portes le masque, tu te protèges toi-même et les autres ».

Les personnes en situation de handicap intellectuel s’identifient fortement à leurs personnes de référence. Les aidants ou les soignants ont une fonction de modèle très importante, que nous ne devons pas sous-estimer.

Se laver les mains, par exemple :

Nous nous lavons les mains souvent et correctement. Vous pouvez vous laver les mains ensemble. Vous pouvez montrer comment se laver correctement les mains et donner un retour positif.

Si quelqu'un ne se lave pas correctement les mains.

Non pas : « Omei, c'est faux » !

Mieux vaut dire : « Regarde, les paumes sont déjà propres, il reste les espaces entre les doigts ». (Pointer)

Nous sommes patients et nous répétons lorsque c'est nécessaire.

Le port d'un masque, par exemple :

Nous portons tous des masques en ce moment. Il n'est pas facile de travailler avec un masque toute la journée. Néanmoins, nous devons porter un masque.

Lorsque nous accompagnons ou prenons soin de personnes souffrant d'une déficience intellectuelle, nous les motivons à porter le masque correctement. Nous expliquons dans un langage simple

Rire est bon pour la santé ! Rire ensemble, c'est encore mieux ! Nous rions de nous-mêmes aussi ! Cela apporte du plaisir et de la sérénité. Rire connecte. Par exemple : chanter ensemble tout en se lavant les mains.

N'oubliez pas : la joie soulage la souffrance !

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Source : Merci au Service Espace~Famille de la Ligue HMC, Capellen, pour la rédaction de ce texte.

Lien vers covid19.lu