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Professionnels de santé

De par votre position centrale dans la lutte contre le coronavirus, vous, personnels soignants hospitaliers et extrahospitaliers, pouvez être particulièrement touchés par les répercussions psychologiques de la crise sanitaire.

Les informations et ressources d’aide de la rubrique CITOYENS sont valables pour vous, n’hésitez pas à y recourir. De plus, nous vous proposons ici une sélection de liens vers des ressources plus spécifiques pour mieux comprendre vos réactions, vous aider à gérer le stress, et vous aider dans le passage pour certains aux téléconsultations.

Pour les germanophones, d’autres ressources sont aussi consultables sur la version allemande de la page.

Bon courage à vous tous et prenez soin de vous.

RESSOURCES POUR AIDER LES PATIENTS

Les mesures de confinement actuelles sont associées à des défis psychologiques proches de ceux observés en quarantaine.
L’article Effets psychologiques de la quarantaine pendant l’épidémie de coronavirus: ce que les professionnels de santé doivent savoir (télécharger pdf) décrit les effets psychologiques de la quarantaine, ainsi que les stratégies pour permettre aux professionnels de santé de prendre soin de leurs patients et de leur propre bien-être mental pendant les périodes de quarantaine.

La crise sanitaire actuelle met les soignants face à de nouveaux défis pour favoriser le bien-être mental et psychosocial des patients ou clients.
Le département Santé mentale et abus de substances psychoactives de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) propose ses considérations liées à la santé mentale et au soutien psychosocial pendant la pandémie de COVID-19 (télécharger le pdf).

Il comporte des conseils pratiques à appliquer dans la relation avec différents groupes :

  • la population générale
  • les personnels de santé
  • les chefs de service ou responsables dans un établissement de santé
  • les personnes s’occupant d’enfants
  • les personnes âgées et les personnes présentant d’autres problèmes de santé et leurs aidants
  • les personnes isolées

Le Center for the Study of Traumatic Stress de Bethesda (Maryland) délivre ses conseils pour aider les professionnels de santé à soutenir les patients en temps d’épidémie. Voici les grandes lignes du document à retrouver ici :

  • Rester informé-e
  • Corriger les fausses informations
  • Limiter l’exposition aux médias
  • Eduquer
  • Informer sur les réactions au stress
  • Identifier et soutenir les patients à haut risque
  • Prendre soin de soi et de ses proches

Sur le site internet de Yapaka (programme belge de prévention de la maltraitance), la page Vidéos-Ressources pour les professionels (Covid-19) propose une série de vidéos tournées sous forme de téléconférences par des psychologues, psychiatres, pédopsychiatres, sociologues et anthropologues.

Destinées en première intention aux professionnels travaillant avec les familles pendant la crise sanitaire, elles peuvent être utiles à tout professionnel du secteur social ou de la santé avec des thèmes aussi variés que :

  • Les incidences du port du masque sur la relation d’aide ou de soin
  • L’accompagnement des familles en cas de peur de la maladie chez l’enfant, l’adolescent ou le parent
  • Soutenir les parents et prévenir la maltraitance par de nouvelles modalités d’accompagnement
  • Protéger les enfants exposés à des violences conjugales
  • Poursuivre le travail en réseau
  • L’aide par téléphone : quelques repères pour soutenir le parent débordé
  • Passer des entretiens en face-à-face aux entretiens téléphoniques
  • Comment continuer de travailler avec des familles qui ne demandent rien
  • ...

Plusieurs vidéos apportent également un éclairage sur le développement à l’adolescence pour permettre de mieux comprendre les impacts du confinement sur les adolescents et ainsi mieux aider les familles.

Travailler avec des personnes présentant des troubles psychologiques comporte des enjeux spécifiques.

La Haute Autorité de Santé (France) apporte ses recommandations aux professionnels d’aide et de soins dans le document Prise en charge des patients souffrant de pathologies psychiatriques en situation de confinement à leur domicile (lire l'article) sur les thèmes suivants :

  • Maintien et renforcement de l’offre de soins ambulatoires
  • Points de vigilance dans le cadre du suivi du patient
  • Permanence d’accès aux soins
  • Coordination / coopération des acteurs de la psychiatrie
  • Protection des soignants, des psychologues et des patients
  • Spécificités concernant les enfants, les adolescents, les personnes âgées, les personnes dépendantes

Gérer les patients dépressifs

Les professionnels de la santé sont souvent le premier point de contact des personnes déprimées. Afin de guider au mieux la personne, il est important de connaître les principales caractéristiques d’une dépression. Le diagnostic d'une dépression est un exercice clinique.

Une personne remplit les critères d’un épisode dépressif quand, pour une durée d'au moins 2 semaines, il/elle présente au moins deux des trois symptômes principaux et au moins deux des symptômes secondaires :

Symptômes principaux :

  1. humeur triste constante
  2. perte de l'intérêt et du plaisir
  3. manque d'énergie ou fatigue après peu d'efforts

Symptômes secondaires :

  1. diminution de la concentration et de l'attention
  2. sentiments de culpabilité et de dévalorisation
  3. diminution de l'estime de soi et de la confiance en soi
  4. altérations au niveau de l'appétit et du poids
  5. troubles du sommeil
  6. idées pessimistes et ruminations
  7. pensées et comportements suicidaires.

La dépression implique des changements au niveau du comportement (p. ex. un repli sur soi, un ralentissement du discours) et des sentiments (p. ex. des sentiments d'épuisement et de culpabilité). Ces symptômes sont toujours le résultat d'une altération du fonctionnement du cerveau : la dépression est liée à des perturbations au niveau des systèmes sérotoninergique, noradrénergique et de l'hormone de stress. A ce jour cependant, il n'existe pas de marqueur biologique qui pourrait être utilisé pour faire le diagnostic clinique.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

En ce qui concerne les causes de la dépression, il est important de distinguer entre une vulnérabilité à la dépression déterminée génétiquement (jadis appelé dépression endogène) et une vulnérabilité acquise à travers des événements et des circonstances de vie déclencheurs (jadis appelé dépression réactionnelle).

Parfois, même des événements de vie positifs (tels que le début de vacances ou une promotion) peuvent déclencher un épisode dépressif. Ou alors, un épisode dépressif peut commencer sans déclencheur identifiable. Il y a une tendance à trop insister sur de tels déclencheurs externes et à minimiser les facteurs biologiques, ce qui entraîne le risque que la dépression ne soit pas diagnostiquée soigneusement comme un trouble clinique et qu'elle ne soit pas traitée selon les recommandations internationales.

La dépression affecte profondément la qualité de vie. Ceci est confirmé par le fait qu'aucun autre trouble n'est si étroitement lié au suicide que la dépression. La qualité de vie et le pronostic du patient sont affectés de manière plus sévère si la dépression est accompagnée par d'autres maladies psychiques et/ou physiques.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

Tout comme la tension artérielle, le cholestérol ou la glycémie, l'humeur devrait être contrôlée régulièrement en soins de santé primaires, puisqu'elle constitue un facteur de risque pour d'autres affections en plus de son effet direct sur le bien-être. Si un médecin généraliste veut éviter qu'une dépression reste non diagnostiquée et s'il dispose de moyens pour aborder les besoins du patient pendant la consultation, il pourrait envisager de faire un dépistage régulier de la dépression, p. ex. pour tous les nouveaux patients.

Il existe de nombreux outils de dépistage de la dépression, notamment :

  1. L'échelle WHO-5 peut être utilisée comme outil de dépistage de première ligne. Il s'agit d'un instrument validé pour le dépistage de la dépression en soins de santé primaires. L’échelle est facile à utiliser et contient seulement cinq items, formulés positivement (sans mentionner le mot « dépression »). Si un patient a un score égal ou inférieur à 13, il est possible qu'il vive un épisode dépressif (sensibilité de 80%). Chez ces patients, le médecin généraliste devrait explorer plus en détail le diagnostic.
  2. Un deuxième outil de dépistage fréquemment utilisé en première ligne est l'échelle PHQ-9 qui permet au médecin généraliste d'identifier la gravité des symptômes dépressifs et le niveau d'atteinte du fonctionnement. Cette échelle est également validée et sensible aux changements au cours du temps. Un score entre 5 et 9 indique une dépression légère, un score entre 10 et 14 une dépression modérée et un score égal ou supérieur à 15 une dépression sévère. Une attention particulière devrait être portée aux réponses positives à l'item 9 (« J’ai pensé que je serais mieux mort(e) ou j’ai pensé à me blesser d’une façon ou d’une autre »).

Les défis les plus importants du dépistage de la dépression sont les suivants : 1) la différencier d'une simple déprime, donc d'un sentiment d'abattement normal et transitoire ; 2) ne pas minimiser l'impact des symptômes de dépression, aussi légers soient-ils, puisqu'ils doivent éventuellement être traités.

Plusieurs aspects d'un épisode dépressif indiquent sa gravité, tels que l'apathie, l'émoussement émotionnel, les sentiments de culpabilité, le désespoir profond, la fluctuation journalière de l'humeur, la tendance suicidaire, les symptômes psychotiques et les changements au niveau de la personnalité.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

Lorsque l’on diagnostique une dépression, des troubles de l'humeur liés à des affections organiques doivent être pris en compte. Une dépression somatique et/ou iatrogène doit être exclue et traitée, notamment :

  • une dysfonction endocrinologique telle qu'une hyper- ou hypothyroïdie, une hyperparathyroïdie ou un hypercorticisme;
  • des troubles neurologiques;
  • des infections virales;
  • un cancer et des syndromes paranéoplasiques;
  • une réaction auto-immune
  • des causes pharmacologiques telles qu'une corticothérapie, un abus et une dépendance des benzodiazépines etc.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

Il existe trois types principaux de traitement de la dépression : le traitement médical, psychologique et social. La gestion d'une dépression implique souvent une combinaison de ces traitements.

  • Le traitement médical ne comprend pas seulement la médication mais aussi d'autres options de traitement qui normalement ne sont appliquées que dans des centres spécialisés;
  • Le traitement psychologique se réfère à la psychothérapie ou la « thérapie par la parole », qui englobe de nombreux sous-types théoriques et cliniques. La psychothérapie peut être utilisée à elle seule pour les formes plus légères de dépression ou en combinaison avec des médicaments pour les formes plus sévères de dépression;
  • Les interventions sociales et autres sont également très importantes. Elles incluent les activités sociales, les stratégies de relaxation, l'exercice physique modéré régulier, le congé de maladie (si nécessaire), l'apprentissage sur la maladie et l'auto-assistance. Ces activités peuvent aider à augmenter l'espoir et les ressources du patient, tout en facilitant l'effet thérapeutique des médicaments et/ou de la psychothérapie.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

Dans la dépression, le métabolisme des neurotransmetteurs dans le cerveau est en déséquilibre. Le dysfonctionnement neurochimique précis de la dépression n'est cependant pas connu. Les antidépresseurs semblent augmenter la disponibilité des neurotransmetteurs sérotonine et noradrénaline dans la fente synaptique dans certaines parties du cerveau. Les antidépresseurs réduisent constamment l'activité des neurones dans le locus coeruleus du tronc cérébral, où se trouvent les neurones noradrénergiques. Les antidépresseurs augmentent également la disponibilité de BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau) dans le système limbique, une neurotrophine impliquée dans la neurogenèse et la neuroplasticité.

La pharmacothérapie de la dépression devrait consister en une thérapie aiguë par antidépresseurs jusqu'à ce qu'une réaction ou même une rémission soit obtenue (normalement 4 à 6 semaines) et une poursuite de la thérapie pendant six mois pour prévenir une rechute. Certains patients auront besoin d'une thérapie de maintien pendant une période plus longue. Le taux de rechute est environ deux fois plus élevé lorsque la prise de médicaments est arrêtée trop tôt.

Il existe de nombreux types d'antidépresseurs, qui diffèrent plutôt en ce qui concerne leurs effets secondaires que leur efficacité. Deux groupes importants d'antidépresseurs sont les antidépresseurs tricycliques (ATC) et les Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS). Les ATC contiennent de l'amitriptyline, de la clomipramine, de la dibenzépine ou de la doxépine et ont comme effets secondaires des délires, une sécheresse de la bouche et des tremblements. Les ISRS contiennent du citalopram, de l'escitalopram, de la fluoxétine, de la fluvoxamine, de la paroxétine ou de la sertraline. Lorsque l’on prescrit des antidépresseurs à un patient pour la première fois, il est important de l'informer sur les effets secondaires éventuels. Il est également important de clarifier que les antidépresseurs ne changent pas la personnalité et ne créent pas de dépendance.

D'autres médicaments peuvent parfois être nécessaires. En cas de prescription de tranquillisants tels que les benzodiazépines, il est important de limiter la prise de médicament à une courte période (si possible moins de 2 semaines) à cause du risque d'abus et de dépendance; d'autres médicaments peuvent être nécessaires dans la dépression psychotique (p. ex. des antipsychotiques) ou dans le traitement d'une dépression résistante (augmentation de lithium).

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

La psychothérapie peut être proposée dans des services spécialisés à l'hôpital ou en-dehors du milieu hospitalier, soit dans des structures extrahospitalières financées par le ministère de la Santé, soit en cabinet de psychothérapie libéral.

La psychothérapie est un véritable traitement psychologique. Les psychothérapeutes établissent un diagnostic psychothérapeutique et assurent la prise en charge des troubles de la santé mentale, des troubles du comportement, de la détresse ou des événements traumatisants.

Les changements bénéfiques et durables dans la manière de fonctionner incluent :

  • l’assouplissement des pensées,
  • la gestion des émotions,
  • l’adaptation des comportements,
  • l’amélioration des relations sociales ou de l’état de santé, etc.

La psychothérapie peut se suffire à elle-même ou être complétée si besoin par un traitement médicamenteux.

Il existe plusieurs types de psychothérapies. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) a démontré son efficacité pour traiter la dépression. Une thérapie cognitivo-comportementale dure normalement entre six semaines et six mois. Dans ce type de thérapie, on aide le patient à identifier et à combattre les cognitions qui maintiennent l'humeur dépressive et à améliorer l'équilibre journalier entre le stress et les obligations d'une part et la relaxation et les activités agréables d'autre part.

Les autres approches ayant montré leur efficacité sont la thérapie interpersonnelle (TIP) et les thérapies basées sur la pleine conscience et sur l'acceptation. Ces dernières cherchent à apprendre au patient d'éviter l'auto-évaluation et l'autocritique sur la base du contenu de leurs pensées. L'approche centrée sur la personne est non-directive et caractérisée par une approche empathique et de soutien.

Certains types de psychothérapie ne sont pas fondés sur des preuves et, puisque les thérapies ont un certain coût financier, les patients ne devraient accéder qu'aux interventions ayant le meilleur rapport efficacité/coût.

Nous encourageons les professionnels de soin à s'informer sur les types de thérapies disponibles dans leur région. Afin de réduire les obstacles structurels, il peut être utile de donner aux patients des informations pratiques concernant le coût, le lieu, la durée prévue et le focus de la thérapie.

Les psychothérapeutes sont en majorité, soit des psychologues, soit des psychiatres, qui ont, en plus, suivi une ou plusieurs formations en psychothérapie. La psychothérapie est un traitement à part entière qui a montré son efficacité pour retrouver un fonctionnement normal. En fonction de leur approche et de leurs outils, ils aident à gérer les émotions, à adapter les comportements, à assouplir les pensées, à améliorer les relations sociales ou de l’état de santé, etc.

Le Luxembourg dispose d’un réseau d’aide et de soins développé. Qui sont-ils les professionnels de la santé mentale ? Comment peuvent-ils nous aider ? Combien coûtent-ils ? Où les trouver ? Vous trouverez les réponses à ces questions dans le flyer « Et si j’en parlais à un psy ? »

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

Le changement du mode de vie d’un patient peut aider à diminuer les symptômes de la dépression. En effet, certaines études ont montré l’efficacité de stratégies que nous tous pouvons appliquer, à savoir :

  1. Faire de l’exercice physique de faible intensité aide à la fois à se sentir mieux en réduisant l'anxiété et la dépression en plus d’améliorer les performances cognitives chez l'adulte et l’enfant.
  2. Manger de manière équilibrée en adoptant une alimentation riche en légumes, fruits et poissons (Oméga 3) aide à améliorer les performances et à réduire les symptômes de troubles de l’humeur.
  3. Passer du temps dans la nature peut favoriser les fonctions cognitives et le bien-être.
  4. Prendre le temps de discuter avec des personnes de confiance et soigner ses relations peuvent améliorer le bien-être psychologique de façon spectaculaire.
  5. Se relaxer régulièrement et avoir une bonne hygiène de sommeil contribue à mieux gérer l’état dépressif.
  6. Servir aux autres (dans la limite du raisonnable), surtout en ce moment, est bénéfique également pour la santé physique et mentale. L'altruisme et la générosité améliorent la joie tout en réduisant la dévalorisation de soi et la culpabilité.
  7. Adhérer au traitement que votre médecin ou psychothérapeute vous a prescrit, parler ouvertement de vos doutes avec ce professionnel vous aidera à aller mieux.
  8. En combinaison avec le traitement que vous recevez, les points ci-dessous vous aideront à gérer votre dépression et à contribuer à votre guérison.
  9. Faire de la psychoéducation, c’est-à-dire augmenter les connaissances du patient par rapport à la maladie. De nombreux ouvrages et sites internet peuvent aider à faire améliorer les connaissances des patients. Nous recommandons la visite du site prevention-depression.lu, disponible en 4 langues.

Vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires sur la dépression consultant ce dépliant et en visitant la page web www.prevention-depression.lu.

RESSOURCES D’AIDE POUR LES SOIGNANTS

Le personnel soignant au contact des malades atteints par la COVID-19 est exposé à des situations stressantes, voire traumatiques : risque de contamination, patients en détresse, surcharge de travail et nouvelles procédures s’ajoutant pour certains à des difficultés personnelles peuvent fragiliser l’équilibre émotionnel du soignant.

L’article Sur le front d’une guerre biologique. La santé mentale du personnel hospitalier face au coronavirus (voir le pdf) d’Evelyne Josse, psychologue et psychothérapeute, a pour but de faire prendre conscience des différents facteurs et formes de stress auxquels sont soumis les soignants ainsi que des répercussions possibles sur leur santé physique et mentale.

L’Organisation Mondiale de la Santé met à disposition des directeurs d’établissement et des travailleurs de la santé une série d’affiches (en anglais) qui résument les actions clés nécessaires pour maintenir la sécurité et la santé sur le lieu de travail.

L’affiche n°7 porte sur la gestion du stress (uniquement en anglais).

N’hésitez pas à les imprimer et les accrocher de manière à ce qu’elle soit visibles par tout le personnel (dans la cuisine, la salle à manger, etc.)

Les consultations en ligne (téléphone, visioconférence, etc.) constituent une alternative pour dispenser des soins et des psychothérapies.

Bien que la plupart des psychologues préfèrent les contacts en face à face avec leurs clients ou patients, les téléconsultations obtiennent souvent des résultats similaires aux consultations habituelles.

Afin de guider les psychologues concernés, l’EFPA (European Federation of Psychologists’ Associations) a publié sur son site une FAQ (en anglais) qui répond aux questions suivantes :

  • Les consultations en ligne sont-elles appropriées et efficaces pour tous les groupes de population ?
  • Pour quelles thérapies les consultations en ligne sont-elles pertinentes ?
  • Comment avoir une connexion stable et sécurisée pour des consultations en ligne ?
  • Quelles sont les plateformes sûres et qui respectent les normes RGPD ?
  • Comment gérer les paiements ?
  • Comment augmenter l'acceptation chez les clients et les aider à utiliser les consultations en ligne ?
  • Une alliance thérapeutique peut-elle se développer en ligne ? Comment promouvoir la coopération et la confiance ?

Lien vers covid19.lu